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Focus #03 : l'Institut Musical de Formation Professionnelle 2012-01-12

Focus sur l’Institut Musical de Formation Professionnelle (IMFP) qui forme des artistes et professionnels de la musique depuis plus de 30 ans dans le Sud-Est de la France...

Afin de mieux connaître cet acteur important de la culture en PACA, nous avons posé quelques questions à Véronique, salariée de l’institut.

Pouvez-vous présenter l'IMFP ? Quelle est son histoire ?
Nous avons été créés en 1979 d'abord à Nimes (30) puis à Salon de Provence (13). Le fondateur Michel Barrot était un trompettiste réputé qui a en même temps créé la Fédération des écoles d'influence Jazz (FNEIJMA). La direction de l'Institut est ensuite passé à Gilles Labourey en 2002 qui auparavant fut stagiaire et enseignant de l'IMFP.

L'imfp c'est environ 250 stagiaires par an, 35 enseignants "permanents" dont 25 en CDII et 10 administratifs.

Salon de Musique, créé en 1993, est l'association de diffusion de l'IMFP, liée par convention à l'Institut.

Nous venons d'ouvrir au 1er octobre 2011 une annexe à Lambesc (13) où nous allons proposer des résidences d'artistes, des master classes suivies de concerts ainsi que d'autres formations, type formations courtes en son et lumières

Quels cursus proposez-vous ?
Un cursus professionnel en musique : cycle Orientation en 2 ou 3 ans menant à la présentation du certificat MIMA (Musicien interprète des Musiques actuelles) titre de niveau 4 inscrit au RNCP depuis février 2008, cycle Préparatoire et cycle Perfectionnement.

1 cycle de formation de formateurs en chant (sur 3 niveaux) animé et conduit par Richard CROSS

1 cycle de formation en techniques du son : 1ère année sanctionnée par le certificat de technicien du son option MA ou option Vidéo (titre de niveau 4 également inscrit en novembre 2011 au RNCP) et 2ème année menant au certificat d'assistant ingénieur du son.

Nous avons également un cursus amateurs comprenant le cycle loisirs et le cycle Initiation.

Nous participons à de nombreuses actions "citoyennes" dans les collèges (opération collège culture territoire), dans les quartiers (dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale) à l'Hôpital, et nous intervenions jadis en prison.

Combien faites-vous de concerts par an ?
C'est Salon de Musique qui produit et organise les concerts (l'IMFP a perdu sa licence d'entrepreneur de spectacle en 2004) à raison d'un concert pro par semaine, le mardi hors vacances scolaires. Les concerts d'élèves (jam sessions, les lundi et mercredi) sont au nombre d'une cinquantaine auxquels nous rajoutons les concerts produits à l'extérieur, soit entre trente et quarante par an environ.

Comment l'IMFP finance ses différentes activités ?
Environ 70% d'autofinancement (recettes des cours et stages) et 30% de subventions (Conseil Régional, Général, CPA, Municipalité, FCM, Spedidam, CNV, Sacem).

Quel est l’impact de la Sacem sur vos budgets ?
Jusqu'à cette année aucun puisque c'est la première fois que nous obtenons une subvention de leur part.
Au niveau de Salon de Musique nous payons la taxe sur les entrées et boissons.

Connaissez-vous des artistes issus de l'IMFP qui sont présents sur SOUN ?
Probablement mais il est difficile de les identifier par leurs noms de groupes : par contre nous pouvons sans prétention dire que nous avons formé la quasi totalité des sonorisateurs qui accompagnent ces groupes !


Merci à Véronique d'avoir répondu à nos questions.


Imfp








Accès au site de l’IMFP


Signature d'un accord entre la Sacem et Creative Commons 2012-01-03

En octobre dernier, nous relayions l'info selon laquelle la Sacem était en passe d'accepter les licences libres de Creative Commons. Aujourd'hui c'est chose faite !

Lors d'un débat qui s'est déroulé au festival MaMa les 21 et 22 octobre 2011, Catherine Kerr-Vignale, membre du directoire de la Sacem, avait déclaré que les licences Creative Commons allaient être bientôt autorisées pour les sociétaires qui souhaiteraient permettre une libre exploitation non commerciale de leurs morceaux.
Et bien d'après Numerama, la Sacem vient de lancer ses invitations à la presse pour annoncer le 9 janvier 2012 l'officialisation d'une "signature avec les Creative Commons" !

Une info réjouissante pour ceux qui réclament une telle annonce depuis quelques années maintenant. Mais comme nous l'écrivions alors qu'il ne s'agissait que d'une rumeur, il y a un bémol :

Une seule licence pourrait être tolérée : BY-NC-ND (Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification). Et la compréhension du terme "pas d'utilisation commerciale" semble bien différer selon les personnes. D'après Numerama, qui avait dévoilé en 2010 un document de travail de la Sacem sur le sujet, la société pourrait continuer à interdire la diffusion des oeuvres musicales à tout service en ligne "accessible sur abonnement, ou donnant lieu à des recettes de publicité, de parrainage ou d'échanges sous quelque forme que ce soit, ou sur lequel l'internaute est invité ou a la possibilité de verser une somme d'argent quel qu'en soit le motif ou le bénéficiaire".

Nous serons fixés le 9 janvier...


L'Elysée aussi télécharge illégalement 2011-12-15

Un internaute a découvert que des téléchargements illégaux d'oeuvres protégées par le droit d'auteur avaient été opérés depuis le Palais de l'Elysée, lieu de résidence officiel du Président de la République. Oui, vous avez le droit de vous marrer.

Depuis peu, le site russe YouHaveDownloaded.com s'amuse à répertorier les adresses IPs qui téléchargent sur les réseaux P2P, en détaillant les oeuvres acquises illégalement. Il suffit de vous rendre sur le site pour voir si vous faites partie des 53 millions d'utilisateurs flashés. Il est également possible de voir ce qu'ont téléchargé les autres internautes ; il suffit alors de connaître l'IP.

C'est en procédant ainsi que Cyril, un lecteur du blog NiKopiK s'est rendu compte que des téléchargements illicites avaient été constatés depuis l'Elysée.

L'arroseur arrosé
Pour ce faire, il a simplement utilisé Whois, qui permet d'obtenir des informations sur le propriétaire d'un nom de domaine. Une fois l'adresse IP du Palais de l'Elysée connue (62.160.71.0 – 62.160.71.255), il l'a scannée via YouHaveDownloaded et découvert que les films "Mission : Noël", "Echange standard", "Le Casse de Central Park", et un best-of des Beach Boys avaient été téléchargés.

On ne sait pas si on peut vraiment se fier aux résultats obtenus via le site russe, mais cette information reste très amusante. Et comme le rappelle Numerama, Hadopi n'est pas forcément plus fiable, la méthodologie employée par TMG, société chargée de collecter les adresses IP, n'a jusqu'ici fait l'objet d'aucune certification.

On aimerait beaucoup demander à Nicolas Sarkozy de s'exprimer sur cette affaire, lui qui soutient la loi Hadopi, et a parlé de la renforcer en s'attaquant au streaming et au téléchargement direct...


Focus #02 : l'association Progrès-Son 2011-11-29

Véritable activiste de la scène rock alternative à Toulouse depuis 2004, l’association Progrès-Son compte près de 50 bénévoles ainsi qu’un collectif d’artistes composé des groupes Bruit qui Court, Diogen, Face-B et Sortie 15. Leur credo : “SOUTENEZ VOTRE SCENE LOCALE”... des activistes on vous dit !

Parmi les nombreux concerts organisés chaque année, on notera la semaine du rock, rendez-vous électriques printaniers envahissant les salles et les cafés-concerts toulousains depuis 2005.

Rencontre avec Mathieu, salarié de la structure.

Peux tu rapidement présenter l’organigramme de progrès son ?
On a un bureau avec un président, une secrétaire et un trésorier, et on fonctionne avec un conseil d'administration composé des "régisseurs" par secteur (technique, catering (1), communication, programmation, etc..). Un système assez démocratique dans l'ensemble.

Combien faites vous de concerts par an ?
Une vingtaine, plus des co-productions sur d'autres organisations (c'est variable) et des coups de pouce à droite à gauche.

Comment organisez-vous la programmation ?
On est 3.
1 pour travailler avec les tourneurs et les "pros", et 2 pour écouter toutes (et oui...) les demandes, les trier, et y répondre. On programme ce qui nous plaît, et on laisse une large place à la scène locale.

Vous êtes très nombreux dans l’association, comment répartissez vous les tâches ?
Il y a des régisseurs par poste : technique, communication, catering, billetterie, bar, runner (2)... chaque régisseur compose son équipe et en fonction du rider (3) on compose un planning.

Quel est l’impact de la Sacem sur vos budgets ?
La plupart du temps quasi nul, on programme dans la grande majorité des groupe émergents, voir débutants pour certains, et peu d'entre eux sont sociétaires. Par contre sur certains évènements avec des artistes plus "confirmés", et surtout inscrit à la SACEM, nous payons, et je ne te cache pas que c'est très cher pour une répartition pas très juste, voir complètement une escroquerie, et je te dis ça étant moi même artiste SACEM.


Merci à Mathieu d'avoir répondu à nos questions.

(1) Catering : Repas et buffet fournis aux artistes et aux techniciens avant et/ou après un concert
(2) Runner : Chauffeur qui effectue les transports nécessaires pour l’organisation d’un concert/festival
(3) Rider : Document faisant partit du contrat qui détaille les conditions d’accueil que doit fournir l’organisateur à l’artiste


Progrès-Son





































Retrouvez l’actualité de Progrès-Son sur le site Internet de l'association


La culture est un "bien de première nécessité"... si on a l'argent 2011-11-18

Lors du Forum d'Avignon, Nicolas Sarkozy a déclaré que la Culture fait partie des biens de première nécessité, avant de reparler d'Hadopi, et de sa volonté de contrôler du streaming, défini comme du "vol"...

Du 17 au 19 novembre se tient le Forum d'Avignon, "les rencontres internationales de la culture, de l'économie et des médias". Le président de la République, qui était présent aujourd'hui dans la cité des papes pour tenir un discours.

Comme le souligne Numerama, le Nicolas Sarkozy a repris à son compte les propos de l'ARP (Société Civile des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs), qui s'était offusqué il y a 10 jours que la culture soit concernée par la hausse de la TVA de 5,5% à 7% : "les biens et services culturels constituent des biens de première nécessité, particulièrement en temps de crise, où la culture demeure un refuge de l’esprit", avait-elle estimé. Il est vrai que manger des pâtes au beurre, c'est meilleur devant un film ou en écoutant un album.

Donc selon le chef de l'État, pour la France, les biens culturels sont "des biens de première nécessité". La culture accessible à tous de manière égale ? Quand même pas.

En effet, il a ensuite parlé d'Hadopi, qui aurait selon lui permis de faire reculer le piratage de 35%, ce qui l'encourage à penser qu'il faudrait renforcer le contrôle pour optimiser cette "efficacité"... en s'attaquant au streaming : "Le streaming c'est du vol d'un côté, et de l'argent de l'autre", a-t-il déclaré.

Pour un tel résultat, il faudrait installer des sondes chez les fournisseurs d'accès à Internet, ou au niveau des hébergeurs, et dire adieu à sa vie privée sur le Net. Et à l'accès à la culture. Et à Internet.

Prêts à manger vos pâtes devant la télé ou en écoutant la radio ?

Source image : World Economic Forum




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