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La SOUN SÉLECTION #13 est en ligne ! 2011-11-16

Bonne nouvelle pour les amateurs de découverte, la SOUN Sélection revient ! Pour cette 13ème édition, les 10 artistes qui remplissent la vitrine de la Communauté sont :

Mechanical Breed - Underground
In a nutshell - Lying Hourglass
Art Of Fiction - It must be paranoïa
Almost A Joker - I’m Beat, man
TitPatapons - Puzzle
Les (i) Robots Zombis du futur - Spleen
Ending Satellites - The Last Dance
Bmk - Hard
Alik Project - Subjective Consciousness
Shamps - Le Viallate


Pour profiter de la playlist, vous pouvez l'écouter via le player exportable ou la webradio disponible sur l'accueil et la page Musique.














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Si vous souhaitez réécouter les précédentes SOUN Sélections, rendez-vous sur le profil de SOUN par ici.

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Argent musique : Universal rachète EMI pour peser 40% du marché 2011-11-15

La concentration au sein de l'industrie du disque continue de s'accroître. Universal achète une partie d'EMI, et on ne parlera bientôt plus que de "3" majors. Pour la musique, on attendra, les profits priment.

Cet été, nous avons abordé les difficultés d'EMI, qui cherchait un repreneur pouvant débourser près de 4 miliards de dollars. Si les 3 autres majors (Universal, Warner, Sony BMG) semblaient intéressées pour avaler la maison de disques britannique, c'est finalement Universal Music Group qui a signé, le 11 novembre, un accord de rachat d'EMI Music, la division de musique enregistrée, pour 1,4 milliards d'euros. Le géant français, déjà leader avant cette opération, représentera désormais près de 40% du marché de l'industrie.

En ce qui concerne la branche d'édition musicale EMI Publishing, elle pourrait, selon l'AFP, être rachetée par Sony Music Entertainment, soutenue par le fonds d'investissement Kohlberg Kravis Roberts & Co. et le groupe de médias allemand Berstelsmann.

Transaction en attente de validation
Citée par Musique Info, Helen Smith, la présidente exécutive de l'association européenne des indépendants Impala, a exprimé des doutes quant à la possibilité que l'accord soit validé par les autorités compétentes en matière de concurrence : "Sachant que la précédente décision de Bruxelles à l'égard d'Universal disait qu'elle ne devait plus grossir, nous nous attendons à ce que la vente d'EMI soit bloquée d'emblée, malgré la proposition de cession d'actifs d'Universal" (UMG compte financer son achat en cédant 500 M€ de ses actifs non stratégiques, ndlr).

Conscient que la transaction serait mal vue par les mélomanes, Lucian Grainge, le PDG d'UMG a déclaré que la major "s'engage à préserver la culture et la diversité artistique d'EMI ainsi qu'à investir dans ses artistes et à faire confiance à ses collaborateurs pour développer cette entreprise". On se doute bien que le bonhomme saura trouver les arguments pour tenter de faire valider son achat, lui qui a déjà "dicté" une loi au gouvernement britannique...


Le Centre National de la Musique pour printemps 2012 2011-11-04

Le Centre National de la Musique (CNM), voulu par Nicolas Sarkozy, devrait voir le jour au printemps 2012. Un cadeau de plus pour les majors ? Ça en a tout l'air...

Il y a un mois, le journal Les Echos révélait que le président de la République désirait sortir un Centre National de la Musique au plus vite. Un déjeuner avait alors été organisé à l'Elysée avec plusieurs représentants de l'industrie du disque dont Pascal Nègre, le président d'Universal Music France et Bernard Miyet, président du directoire de la Sacem. Nous apprenons aujourd'hui que le CNM est prévu pour le printemps 2012.

D'ici là, Didier Selles, qui avait planché sur le rapport sur la "création musicale et diversité à l'ère numérique", avec Franck Riester, Daniel Colling, Marc Thonon et Alain Chamfort, sera chargé d'organiser les réflexions sur les modalités de financement du CNM. Le rapport préconisait de ne pas ajouter de taxe aux fournisseurx d'accès à Internet, mais de ponctionner de l'argent sur le budget du Centre National du Cinéma, déjà financé par les FAI. On pouvait lire alors :

"La quasi-totalité de ce montant (91 M€) servirait à financer des aides qui pourraient être réparties comme suit : 7 M€ pour les créateurs et l’édition, 40 M€ pour la production de musique enregistrée, 23 M€ pour le spectacle vivant, 20 M€ pour la diffusion de la musique sous toutes ses formes, en particulier à travers des services numériques innovants. En outre, 4 M€ seraient nécessaires pour renforcer la fonction ressources et expertise du CNM".

Nous attendons d'en savoir plus avant de tirer des conclusions sur ce projet. Mais quand on sait qu'il a été peaufiné avec l'aide des représentants de l'industrie de "l'argent musique", on est en droit de se dire que ça n'est qu'une mesure de plus pour qu'il entretiennent leur mainmise sur la diffusion.


La Carte Musique Jeune V2, pour la musique en boîte de conserve 2011-11-03

Après l'échec impressionnant de la première version de la Carte Musique Jeune, le gouvernement met les bouchées doubles pour relancer son idée de financer à moitier l'achat de musique sur internet par les moins de 25 ans. Avec cette fois, des grandes enseignes de magasins et une communication soutenue. Ça passe ou ça casse ?

Il y a un an, le gouvernement sortait de sa boîte à idées la Carte Musique Jeune. L'idée est d'encourager les 12-25 ans à se tourner vers le téléchargement légal, en leur faisant bénéficier de réductions de 50 % sur des services de musique en ligne (téléchargement ou streaming). Malheureusement, l'opération a été un échec, avec un taux ridicule de 0,05% d'atteinte des prévisions maximales. Et plutôt que de revoir sa copie, ou bien de mettre de l'argent dans une autre idée, il a été décidé de ne rien changer, et de tout miser sur la communication autour du dispositif.

Un nouveau site Internet plus clair a donc été développé, ainsi qu'une version mobile. Ensuite, le gouvernement s'est entouré de la Fnac, Carrefour, Géant Casino, GAME, et MTV pour soutenir la Carte Musique Jeune V2, qui sera également disponible en version physique. Le jeunes pourront donc trouver des cartes de 10€, 25€ et 50€ dans les rayons aux côtés des recharges mobiles, chewing-gum et programme TV. Pour parachever la promotion, un nouveau spot publicitaire d'une durée de 3:30 min (!) a été préparé.

Dans une auto-congratulation solenelle, le ministère parle d'un "dispositif original, [...] présentant les choix musicaux d’artistes de renom (Ayo, BB Brunes, Kitsuné, Oxmo Puccino et Pony Pony Run Run)". Promouvoir toujours et encore les mêmes artistes, avec des piliers de la consommation française, voilà la formule trouvée pour sauver la musique. Sauve qui peut.

En attendant les premières annonces sur les chiffres de ventes, PC INpact a déjà constaté une faille de sécurité sur le site officielle de l'opération : plusieurs données personnelles étaient dévoilées en clair. Le ministère a alors déclaré que la faille était présente alors que des mises à jour étaient en cours, et que tout est désormais résolu.

Bon, maintenant qu'on a vu ce que le gouvernement pouvait faire pour leurs amis de l'industrie, ça serait bien qu'on voit ce qu'ils ont comme projets pour le soutien des artistes.


Quand la Fnac étouffe la diversité, et les indépendants 2011-11-02

La centralisation existante dans la distribution culturelle est telle, que lorsqu'une enseigne bat de l'aile, de multiples artistes indépendants en pâtissent. Il n'y a plus de place pour la musique ne respectant pas les normes commerciales. Ni pour la diversité. Ni pour l'art.

Nous en parlions encore hier, le marché de la musique enregistrée va très mal. Et la Fnac aussi. Et du coup le ditributeur de produits culturels et d'électronique grand public met la pression sur les indépendants pour qu'ils revoient leurs catalogues. C'est ce que rapporte Musique Info qui a pu se procurer un email envoyé par un distributeur à ses distribués. Voici

"Vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes dans un marché difficile depuis près d’une décennie déjà, (...) que le climat en magasins est compliqué (...). Cela a pour conséquence que les stocks "morts" (surstocks, dépréciation, invendus) sont tels que notre plus gros client qu’est la Fnac, a trouvé insurmontable le fait de l’assumer seule ou presque. Aussi depuis 10 jours, il n’est plus possible de prendre une seule commande dans cette enseigne" est-il écrit. Une situation compliquée pour l'auteur de la lettre pour qui il sera "difficile de rattraper le temps perdu à cette époque de l’année dans la mesure où les commerciaux ne sont plus les bienvenus dès la fin novembre."

Mais ce distributeur indépendant y voit une remise en cause de sa stratégie commerciale, pour se mettre en phase avec le marché. "A ce jour, il y a bien trop de produits que l’on propose et qui finalement ne se vendent pas du tout. Même lorsque l’on ne met en place que de très faibles quantités. La responsabilité nous en incombe aussi. A nous d’être vigilant à l’avenir pour être plus cohérent sur ce que l’on souhaite mettre sur le marché ou pas. Et dans quelles quantités." Des mots censés, d'un point de vue commercial. Mais quid de la Musique ?

Le produit du terroir ne rapporte plus, place à la boîte de conserve
La musique, elle se vend comme une canette de soda ou un magazine. C'est en tout cas l'impression qu'on a quand on écoute Alexandre Bompard, le PDG de la Fnac, qui parlait en juillet 2011 de s'adapter aux "nouveaux modes de consommation", alors qu'il dévoilait le plan "Fnac 2015", dont l'objectif est de relancer le commerce. Constatant que la musique numérique est en train d'anéantir peu à peu ses ventes, l'enseigne n'a rien trouvé de mieux que... d'agrandir son réseau. L'ouverture de 30 nouveaux magasins dans la périphérie des grandes villes est prévue, ainsi qu'une cinquantaine de petits magasins de proximité (300 mètres carrés), qui seront ensuite gérés en franchise.

En plus des CD, des DVD musicaux, le rayon musique proposera bientôt des baladeurs MP3 et des places de concerts. Histoire de vendre encore plus les mêmes artistes, plutôt que plus d'artistes.La Fnac en tout petit format pour une toute petite diversité. Voilà qui est en phase avec le courrier de notre distributeur indépendant.

Et ce n'est pas le récent partenariat signé avec My Major Company qui arrangera la musique indépendante. Car dorénavant, elle sera représentée dans les rayons de la Fnac chaque mois par un artiste du site Internet. Se consacrer au commerce plutôt qu'à la culture, voilà un bel exemple de la pensée de cette industrie vieillissante qui n'est pas en phase avec son monde.




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