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2,6M€ sur 5 ans pour les SMAC... 2011-05-06

Lors du Printemps de Bourges, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a annoncé un plan de soutien pour les SMAC (Scènes de Musiques Actuelles). L'objectif est "que notre pays dispose d'au moins une Smac par département, pour atteindre en 2015 un nombre de 100 Smac bénéficiant d'une convention de labellisation", rapporte le site Musique Info.

Pour ce faire, 16 établissements feront l'objet "d'une réflexion conjointe avec les collectivités territoriales pour affiner leur projet artistique et culturel de manière à ce qu'il soit conforme au cahier des charges de la circulaire d'août 2010". Pour ceux que ça intéressent, ledit cahier des charges est accessible à cette adresse.


Le montant total d'investissement dans ce plan s'élève à 2,6M d'euros sur 5 ans... vous trouvez ça ridicule ? Le ministre tient à nous rassurer : "si ce budget peut paraître modeste, vous constaterez par l'énumération des projets qu'il permettra de soutenir que ses effets pour le secteur des musiques actuelles seront très importants". On ne demande qu'à voir, mais en attendant, ne nous en voulez pas d'être sceptiques Monsieur le ministre...


L'empire de la Sacem dénoncé par la Commission permanente 2011-05-06

La Sacem est une nouvelle fois épinglée par le Commission permanente, qui dénonce le montage juridico-financier qui ne va pas dans le sens de la transparence et de la meilleure rémunération possible pour les artistes. Et c'est un doux euphémisme.

La Commission permanente a pour mission depuis 2002 de contrôler les sociétés de perception et de répartition des droits et doit "présenter un rapport annuel au Parlement, au Gouvernement et aux assemblées générales" de ces sociétés, comme il est indiqué dans l’article L. 321.13-III du Code de la Propriété Intellectuelle (CPI). L'an dernier, elle avait déjà jeté un pavé dans la marre en dévoilant les salaires mirobolants des dirigeants de la Sacem et d'autres sociétés de gestion de droits d'auteur et droits voisins. On avait par ailleurs pu apprécier les mondes qui nous séparent de Bernard Miyet, le président de la Sacem, qui pour se défendre avait déclaré "nous ne sommes pas une administration, nous sommes une entreprise privée", avant de critiquer les membres de la commission de contrôle, précisant qu'ils "sont des fonctionnaires ou retraités de la fonction publique ; donc ils ont une notion approximative de ce que sont les salaires d'une entreprise". C'est vrai, 600 000 euros annuels, c'est très courant dans les entreprises.

Et bien sûr, avec le temps, et comme c'est généralement le cas, l'affaire s'est tassée, les média ont arrêté d'en parler, et les artistes ont pû continuer à s'inscrire à la Sacem, les pieds et mains liés pour 10 ans, renouvelable tacitement.

Cette année, pour son huitième rapport annuel, la Commission détaille en 323 pages le mécanisme qui témoigne d'une transparence nulle, et du détournement légal des montants de droits d'auteurs censés être reversés aux créateurs. Et on se rend compte que la Sacem est au milieu de tout, se gavant au passage de "frais de gestion". Le rapport compte que "pas moins de douze sociétés d’ayants droit et trois sociétés, elles même déjà intermédiaires, sont parties prenantes, directement ou non, au capital de onze sociétés de gestion collective actuellement existantes". Ce n'est plus une marre, c'est un océan !

Pour ceux qui souhaiteraient aller plus loin dans le sujet, Numerama pourra vous en apprendre un peu plus. Et si vous voulez absolument tout savoir, le rapport complet est accessible sur le site de la Cour des comptes.

Aller, pour souffler un peu, on s'écoute de la musique Sounienne, indépendante de tout ce système.


SOUNcast #17 : "Ellyn's Melody" par Ending Satellites 2011-05-05

Le SOUNcast vous invite à découvrir un artiste qui fait le buzz en ce moment sur le web indé : Ending Satellites ! C'est son titre "Ellyn's Melody" qui est à l'honneur !

Bonne découverte !














Cliquez sur l'image pour écouter l'émission


Intermittents du spectacle : la mauvaise mise au point 2011-05-05

le 27 avril dernier, paraissait sur le site du journal Le Point un article pointant du doigt les intermittents à grands coups de raccourcis mal négociés.

Le pamphlet, intitulé "Intermittents du spectacle, le scandale continue...", dénonce ce statut si particulier qui fait débat depuis quelques années. L'auteur met l'accent sur les fraudes qui sont permises par le système, dénonçant les "permittents", ceux qui ont des emplois permanents tout en bénéficiant des avantages du statut d'intermittents. Depuis 2003, date à laquelle le gouvernement avait tenté une réforme durcissant les conditions d'accès au régime de l'intermittence, le nombre d'allocataires a augmenté, chose que dénonce le journaliste, écrivant : "on comptait 103 308 allocataires l'année précédent la "réforme", ils sont aujourd'hui 105 826".

Alors il est certes dommageable de voir que certains profitent du système, chose qui par ailleurs est le cas dans tous les secteurs d'emplois, mais il est scandaleux de salir l'image de celles et ceux qui travaillent dur pour permettre au public d'avoir un accès à des spectacles de qualité, et très souvent sans que les heures supplémentaires ne soient déclarées. Il est dangereux de mettre en avant des exemples qui ne représentent en rien l'état actuel de la condition de la plupart des intermittents du spectacle, et des autres qui n'ont pas la possibilité d'accéder au régime par manque d'heures de travail.

Ce statut, avantageux, est très mal géré par l'Etat, qui doit il est vrai absolument résoudre les problèmes de fraudes, mais aussi revoir sa copie concernant la répartition des deniers publics dans la culture.

Ce papier a le mérite de parler des choses qui fâchent, car il faut bien que l'Etat se replonge dans le dossier. Mais quand on aborde un sujet, il faut prendre du recul et ne pas oublier de parler de tout, chose que, vraisemblablement, a oublié de faire l'auteur de cet article.


Les licences libres ont le vent en poupe 2011-04-25

Après avoir fait leur trou dans le monde des logiciels, les licences libres sont de plus en plus utilisées dans le domaine de l'échange d'informations et des fichiers multimédias. L'actualité récente en témoigne, avec les beaux chiffres de Wikimedia Commons, l'investissement des Etats-Unis dans l'Open Education, et les intentions du Parti Socialiste...

La médiathèque de la fondation Wikimedia, lancée en 2004, Wikimedia Commons, a récemment franchit le cap des 10 millions de fichiers media - images, vidéos, animations, sons, graphiques - disponibles librement à la diffusion, la modification ou la réutilisation. La plateforme sous licences libres, utilisée par plus de 400 millions d'internautes, sert principalement à alimenter l'encyclopédie Wikipédia, mais aussi de plus en plus par les journalistes, blogueurs et étudiants. "Tous profitent de la grande ouverture des contenus de Commons pour diffuser photographies et contenus multimédia", déclare l'association dans son communiqué, avant de conlure par une phrase qui résument bien ce qu'apporte les licences libres : "la libre diffusion de la connaissance et de la culture passe aussi par les visuels et les contenus multimédia, et Wikimédia Commons est un exemple frappant de la richesse que peuvent produire les internautes du monde entier lorsqu’ils partagent leurs contenus". On le voit déjà très bien sur SOUN avec la musique...

Cette richesse d'information diffusée grâce aux licences libres, le gouvernement des Etats-Unis compte bien en faire profiter les jeunes américains, à travers l'Open Education, un projet d'investissement sur 4 ans de 2 milliards de dollars dans des contenus pédagogiques sous licence Creative Commons CC-BY (la plus ouverte). Cette annonce historique, rapportée par le site Enseignons.be, entre dans le cadre du projet porté par Barack Obama, l'Open Government Initiative, qui tend à promouvoir la démocratie grâce à plus de transparence, de participation et de collaboration. La question est de savoir si "Sarko l'américain" suivra l'exemple ou pas...

En attendant, dans nos vertes contrées, le Parti Socialiste a dévoilé fin mars un projet proposant "la création d’un portail « information » alimenté par l’ensemble des opérateurs publics (FTV, Radio France, INA, AEF, Arte, LCP)", et "une politique volontariste de mise à disposition de certains programmes dans des conditions permettant leur réutilisation libre et gratuite dans une démarche de co-création avec les internautes". Comme le souligne Numerama
, le texte reste assez flou et ne quantifie pas les obligations. Cette annonce aura au moins le mérite d'incruster dans le débat sur la réforme de l'audiovisuel public l'utilisation des licences libres.




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