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Après les smartphones, la musique. Le créateur d'Android a laissé entendre que Google sortirait très prochainement un nouveau service de vente de musique en ligne, et insiste sur le fait qu'il proposera une expérience inédite à celle proposée par Apple. Bis repetita.
Proposant déjà un service de stockage en ligne de musique, avec Google Music, le géant américain pourrait sortir un service de vente de musique avant la fin de l'année. Comme le rapporte All Things D, Andy Rubin, le créateur de l'OS mobile Android, il ne s'agirait pas seulement de faire comme Apple, mais de proposer une réelle alternative : "il y aura un rebondissement… il ne s’agira pas seulement de vendre des chansons à 99 cents", a-t-il ainsi déclaré lors de l'AsiaD.
Il est vrai que l'écrasante réussite d'Itunes déplait. On se souvient par exemple, des propos de Mick Lang, PDG de Miramax début octobre, qui estimait que le monopole de la firme à la pomme était plus nocif pour la musique que le piratage :
"Tous les consommateurs, à un moment de leur vie, ne veulent pas pirater. Peut être pas les jeunes, mais en vieillissant ils ne veulent pas pirater, et pour les encourager nous devons leur proposer une offre légale et un excellent service [..] Apple est l'entreprise dominante dans l'industrie musicale parce qu'il n'y avait pas assez de concurrence, et il n'y en a toujours pas aujourd'hui."
Quoiqu'il en soit, Google a l'air de préparer quelque chose de lourd, en accord avec les majors. D'après les rumeurs, EMI serait déjà disposé à soutenir le projet...
Wait and see...
Régulièrement critiquée pour son manque de transparence et la hausse régulière de ses tarifs, la Sacem annonce qu'elle a signé un accord avec plusieurs fédérations d'associations pour la simplification de ses barèmes de perceptions auprès des organisateurs de petites manifestations et des communes de moins de 2000 habitants...
Sous le haut patronage de Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication, et de Mme Jeannette Bougrab, Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie Associative, la Sacem s'est mise d'accord avec une soixantaine de Fédérations d'associations pour la simplification des tarifs et procédures pour la diffusion de musique.
Ce nouvel accord, qui a pris effet le 1er octobre, simplifierait fortement les démarches :
"En pratique, cela signifie que les associations qui devaient auparavant effectuer jusqu’à quatre démarches administratives auprès de la société d’auteurs n’en feront plus qu’une pour déclarer leur événement, connaître immédiatement le montant de la redevance de droits d’auteur, s'en acquitter et éviter ainsi des démarches ultérieures, comme par exemple la remise d'un bordereau de recettes", peut-on lire sur le site de la société d'auteur.
Les barèmes de droits d'auteur devraient selon la Sacem avantager les associations, puisqu'ils ont été conçus "en tenant compte de la spécificité économique des associations et de leurs attentes". Elle précise qu'ils reposent désormais sur deux critères : "le budget des dépenses et le prix d’entrée pour les bals et concerts, le nombre prévisionnel de convives et le prix du repas pour les repas en musique".
"Ce système garantit aux associations une complète transparence quant aux montants de droits d’auteur à acquitter", promet enfin la Sacem. Rendez-vous dans quelques mois pour faire l'état des lieux...
Simplification aussi pour les petites communes
Par ailleurs, un nouveau protocole a été signé avec l'AMF (Association des Maires de France) concernant les communes de moins de 2000 habitants : elles pourront dès le 1er janvier souscrire à un forfait adapté à leurs activités annuelles (fête nationale ou locale, repas des aînés, cérémonie des voeux, remise de prix...).
Pour info, les communes concernées représentent 86% du nombre total des communes de l'hexagone.
Les cinéastes affirment que François Hollande ne compte pas abroger Hadopi. Mais ce matin il affirme que oui....
Cette semaine, François Hollande, favoris des sondages pour les primaires socialistes, ainsi que pour les présidentielles, a rencontré le "monde du cinéma" pour aborder les questions relatives au téléchargement illégal, et donc à Hadopi. Hier, la Société civile des auteurs-réalisateurs-producteurs (ARP) annonce alors dans un communiqué que suite à cette rencontre, les cinéastes "prennent acte que François Hollande ne souhaite pas abroger la loi Hadopi". Visiblement satisfaits, les signataires "tiennent à saluer le travail de réflexion que semble mener le candidat autour des sujets d’intérêt général de la création tels que l’évolution de la copie privée, le redéploiement des ressources pour l’ensemble des secteurs culturels, l’amélioration de la rémunération des auteurs par une plus grande traçabilité des uvres dans l’univers numérique".
Nous en parlions lundi dernier, François Hollande, interrogé par le journal Libération, avait déjà donné des signes de retournement de veste "Hadopi n'a pas été comprise. Il ne faut pas de solution facile : payer deux euros et vous téléchargez ce que vous voulez...". PC INpact a même remarqué que la page où le socialiste promettait "d'abroger le dispositif Hadopi" a disparu de son site officiel http://francoishollande.fr.
Mais finalement, "il faut supprimer Hadopi"
Mais voilà que ce matin, interrogé par un journaliste de France Inter sur l'exactitude des propos tenus par l'ARP, il répond "Si, moi je pense qu'il faut supprimer la loi Hadopi, mais avoir une autre législation. On en peut pas laisser l'Internet sans règles". Il continue alors en expliquant qu'il faut supprimer Hadopi parce que ça ne marche pas, parce qu'il y a une pénalisation qui n'est pas comprise, et d'ailleurs qui n'est pas appliquée". Alors qui reprend son discours invitant les créateurs à se concerter pour trouver une solution, le journaliste lui indique justement que ceux de l'ARP l'ont mal compris, il déclare "Non l'ARP a parfaitement compris, je leur ai dit que nous allons supprimer Hadopi mais qu'il y aurait une nouvelle législation".
Si l'on comprend bien, Françoi Hollande ne veut plus Hadopi, mais une autre législation, qui n'incluerait pas la licence globale, ni de la pénalisation. Peut-être veut-il se tourner vers les FAI et les autres sociétés qui gagnent de l'argent grâce à la popularité du téléchargement ? C'est en tout cas ce que laisse entendre cette phrase lâché lors de l'entretien avec Libération : "Il faut trouver un système pour faire payer ceux qui vivent du téléchargement. On ne va pas laisser Google nous mettre sous sa coupe et placer ses bénéfices en Irlande comme il le fait".
Quoiqu'il en soit, le candidat a intérêt à se positionner clairement et rapidement, car comme il le disait ce matin au début de son intervention sur France Inter "la confiance est essentielle".
En attendant, nous n'avons toujours pas reçu de réponse à la lettre ouverte que nous lui avons adressée en août.
Lors d'une apparition au MIPCOM, Mike Lang, le PDG de Miramax, a déclaré que le piratage n'était pas seul responsable de la crise traversée par les industries culturelles. Les "monopoles numériques" comme celui d'Apple lui font semble-t-il bien plus peur...
En ce moment se tient à Cannes le MIPCOM, le marché international des contenus audiovisuels et des contenus numériques. A cette occasion, Mike Lang, PDG de Miramax, a affirmé que le piratage n'est pas "le plus gros problème" de sa société. Rappelons que Miramax a produit de nombreux films, souvent cultes (Reservoir Dogs, Pulp Fiction, la série Scream, Gangs of New-York...), et que le monsieur est donc très concerné par la crise que traversent les industries culturelles depuis quelques années maintenant.
Selon lui, "tous les consommateurs, à un moment de leur vie, ne veulent pas pirater. Peut être pas les jeunes, mais en vieillissant ils ne veulent pas pirater, et pour les encourager nous devons leur proposer une offre légale et un excellent service". Il a précisé son propos, en interpelant l'assemblée : Quand les consommateurs vous disent ce qu'ils veulent, donnez-leur ! Trouvez un moyen de leur donner parce qu'ils trouveront un moyen de l'obtenir de toute façon". Voilà qui rejoint les conclusions de l'étude américaine intitulée "l'effet du piratage sur la qualité des biens d'information (immatériels)" dont nous parlions fin juillet.
Prenant l'exemple d'Apple, Mike Lang estime en fait que le "monopole digital" de certaines entreprises sont un bien plus gros problème pour la musique : "Apple est l'entreprise dominante dans l'industrie musicale parce qu'il n'y avait pas assez de concurrence, et il n'y en a toujours pas aujourd'hui. Nous devons faire très attention à ça et c'est pour cela que nous avons noué des partenariats avec Netflix mais également avec Hulu" (deux services de streaming de films aux Etats-Unis).
Des entreprises innovantes, une pluralité des plateformes de diffusion... L'idée y est, il ne leur restent plus qu'à l'appliquer...
Cliquez sur l'image pour visionner l'intervention de Mike Lang (à 2:57)
Source : Numerama
Lancée il y a bientôt un an, la Carte Musique Jeune a été un bide total. Mais le gouvernement compte en remettre une couche avec une 2ème version promise comme étant simplifiée...
Fin octobre 2010, afin de lutter contre le piratage sur Internet, le gouvernement lançait la "Carte Musique Jeune". Ce dispositif est censé encourager les 12-25 ans à se tourner vers le téléchargement légal, en leur faisant bénéficier de réductions de 50 % sur des services de musique en ligne (téléchargement ou streaming), dans la limite de 25 € par an. Excitant.
La carte devait être accessible à un maximum de 1 million de personnes annuellement. Un chiffre loin d'être atteint aujourd'hui puisque seulement 50 000 cartes ont été vendues au total. Soit 0,05% du maximum prévu.
C'est le rapport Riester, publié récemment, qui dévoile ce chiffre, qui, comme le rappelle PC INpact, était le même le 17 décembre 2010, puis en janvier 2011 lors du MIDEM à Cannes, et enfin en août 2011. Une bizarrerie que le ministère de la Culture ne semble pas s'empresser d'expliquer.
PC INpact croit d'ailleurs savoir que le gouvernement compte bien continuer à soutenir la Carte Musique Jeune, en simplifiant sa commercialisation. Une carte physique pourrait par exemple faire son apparition dans les supermarchés (lesquels prélèveront bien entendu une marge, compensée par l'Etat), ainsi qu'une version smartphone.
Il serait vraiment temps de fermer toutes les fenêtres à la Rue de Valois. Pas à cause du froid à venir, mais parce qu'il semble que de l'argent s'y échappe...
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