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JEREMY DEWINTER > D’authentiques tranches de vies… 2010-04-02

L’univers de Jeremy Dewinter, un artiste Lillois, est assez singulier. De ses mélodies, simples, douces, élaborées à la guitare, comme de ses textes forts et personnels, ou encore de sa voix aux modulations et trémolos maîtrisés, il nous touche, nous parle.

Ses premiers albums remontent aux alentours de 1991. Des titres réalisés en duo avec son cousin Frédéric Parmentier, sous le nom de «Different Face». De l’aveu même de l’auteur, ces premiers essais n'ont leurs places que dans un tiroir, tout comme toutes ses productions jusqu’à 1997.
Il ne publiera d’ailleurs ses albums qu’à partir de début 2006, l’époque de sa découverte des Licences Libres, lors d’un reportage traitant des 1ers sites internet dédiés aux artistes dits «libres» diffusé sur la télévision nationale.

Je passerai rapidement sur les 5 albums de la période 1997-2006, aujourd’hui indisponibles, par choix de l’auteur. Jeremy y faisait ses armes sur du matériel rudimentaire (4 pistes analogique), en solitaire ou entouré d’amis, notamment Pierre-Yves Ravez. Il y affinait le style qu’il développe aujourd’hui, une pop-folk francophone acoustique sur des textes sensibles. On ne peut pas vraiment dire que Jeremy révolutionne quoi que ce soit musicalement, tout se joue sur son interprétation à fleur de peau.
Il rejoint un groupe en 2006, Stan’za avec qui il reprend son répertoire sur des arrangements plus pop-rock cette fois.

Mais, en solitaire, il réalise alors «Une belle vie» (2006) - qu’il considère comme son premier véritable album - avec un ami (basse/batterie), rencontré via le web sur les plateformes de libre diffusion. Cet opus sera d’ailleurs enregistré via le web, les deux compères ne s’étant alors jamais rencontrés physiquement.

L’album semble spontané. Pas vraiment de fioritures, l’auteur nous emmène dans son monde, ses douleurs, son enfance, il nous livre des tranches de lui, des tranches de vie. Si l’auditeur perçoit les textes comme une sorte d’autobiographie, l’auteur avoue qu’il se sert de ses propres expériences, mais précise que certains morceaux («Petit indifférent» par exemple), sont totalement scénarisés. Le scénario tient la route, puisque l’auditeur peut aisément s’identifier aux histoires musicalement contées.

Des moqueries de cours d’école («Besoin de ça») au quotidien ancré dans le réel de l’homme d'aujourd'hui («Un homme moderne»), d'une pop édulcorée à un soft folk sur base de djembé, Jeremy Dewinter est tout simplement «juste» !

Même formule, même duo pour l’album suivant «Certitudes» (2009). On retrouve les thèmes qu’affectionne l’auteur, sur des mélodies simples et efficaces qui restent bien en tête («Love», «Lise»). Le mixage plus homogène et les churs plus audacieux sont les points forts de cet opus. Les mêmes ingrédients, préparés peut-être plus soigneusement, sont un nouveau régal pour qui aime les petits plats intimistes en tête à tête, à la lueur d’une chandelle. Jeremy est comme ça, toujours sur la corde sensible.

Et le tout est publié sous Licence Libre, dont Jeremy Dewinter reste un fervent défenseur, pour notre plus grand plaisir.

Authentique, sincère, touchant, Jeremy Dewinter nous offre des tranches de vie, de manière très poétique, apportant un soupçon de rêve, de bien être, d’amour, de tendresse, de tristesse et de nostalgie, à nos quotidiens pas toujours radieux. Il nous emmène dans une sorte de voyage en introversion,en réflexion sur nos propres vies.

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A découvrir sur SOUN

A télécharger sur Dogmazik



Un article de Yome


SOUN SELECTION #2 en ligne 2010-04-01

La SOUN SELECTION #2 est en ligne ! Toujours accessible via la webradio du même nom, disponible en page d'accueil et sur la page Musique, cette seconde édition vous propose plus d'une heure et demie de morceaux.

Au programme : nouveaux artistes et nouveaux morceaux d'artistes déjà présents dans la sélection #1 :


- Djimee
- Lolicon
- Alik Project
- Bwatazik
- The Reddish Project
- Eternal Twilight
- Coexistence
- Les (i) Robots Zombis du Futur
- PFPB
- Digital Nova
- GX
- A Million Little
- Mickaël
- Rescue Rangers
- Mr Guiz
- Dirty Soul Project
- 2h15 Crew
- 72WST
- Smoke Fish
- Une Fille dans le Métro
- No Clever Sheep
- No perfect
- Firemarc
- Nehoryn
- Son Of Tribe
- SOLAT
- Vodkalise
- Pied D'Nez


Envie d'écouter la SOUN SELECTION #1 ? C'est possible :)

Elle est désormais accessible via le profil de SOUN...

Bonne écoute !


Interview Digital Nova 2010-03-29

Les Digital Nova ont un projet bien pensé, ils sont organisés et croient en eux. Et ils font les choses bien : sortie de leur premier EP accompagnée de plusieurs concerts, de promo en radio et sur Internet… Voilà pourquoi nous nous attardons sur eux : nous considérons qu’ils sont un bel exemple pour les groupes indés qui veulent percer. Après donc le Live Report de leur concert au Lounge, voici donc une Interview, histoire d’en savoir plus sur leur histoire, leur musique, leur devenir…

Alors, dites-moi tout, d’où part le groupe ?

Mathieu : Le groupe a été créé à la base par Julien Pin (guitare) et moi (basse), mais a vraiment pris son sens lorsque François est arrivé au chant en 2007. De là, on est parti enregistrer 3 titres (seulement 2 sont sortis) et on a fait quelques concerts avec cette formation. Julien a quitté le groupe fin 2008 et c'est là que Michel (guitare) et Pierre (batterie) ont débarqué dans le groupe.

Et au début ça se faisait sans batteur ?

Mathieu : Les batteurs on en a eu beaucoup mais avec peu d'influence sur les compos, c'est pour ça que je n’en ai pas parlé. Pour résumer ça a réellement décollé avec l'arrivée de Pierre et Michel qui ont apporté un deuxième souffle au groupe.

Et qui a eu l'idée du nom et d'où vient-il ?

Mathieu : C'est moi qui ai eu l'idée du nom lorsque l'on a trouvé notre voie musicale. En fait je voulais d'une part un nom qui soit international, digital nova ça fait ni groupe français, ni groupe étranger. Je voulais aussi un nom facile à retenir et en deux mots de préférence. Plus tard on a fait le lien avec le titre Digital Bath de Deftones, groupe qui est une de nos plus grosses références.


Et d’ailleurs, à part Deftones, quelles sont vos références ?

Mathieu : Ce qui est intéressant, c'est qu'on est tous à fond de rock principalement, mais on n’écoute pas tous les mêmes groupes.

François : Certains reviennent quand même, je pense à pas mal de groupes des années 90, type Limp Bizkit, RATM, Incubus... Moi personnellement, j'ai beaucoup d'influences françaises, Mass Hysteria, Aqme, Lofofora...

Michel : J'écoute pas mal de groupes que les autres connaissent peu : Soilwork, Killswitch Engage, Creed, Dry Kill Logic... etc. Ca ne nous empêche pas de nous entendre musicalement, bien au contraire.

Non c'est sûr, et c'est justement ça qui est bon dans un groupe, de prendre des ingrédients différents et de les mélanger pour en faire une recette originale... Et puisqu’on y est, comment vous composez ? D'où partent les compos ?

François : La plupart du temps, on part sur une idée de Michel ou Mathieu, qu'on réarrange tous ensemble par derrière. Moi je compose très peu mais j'aime beaucoup poser ma patte sur leurs parties musicales. Les lignes de voix se collent direct ensuite. Depuis quelques temps on a une règle, si on n’arrive pas à finir un morceau au cours de la répète, c'est qu'il ne fonctionne pas.

Michel : En sachant qu'on revient ensuite sur les détails du morceau avec ce coup ci un peu plus de recul.

Mathieu : Souvent les parties couplets et refrains viennent rapidement, et on retravaille parfois d'autres passages la fois suivante. C'est souvent assez instantané, les idées arrivent de façon instinctive sans vraiment les préparer à l'avance.

Et les paroles, c'est François qui les écrit ?

Mathieu : oui complètement.

François : Pour commencer, j'écris uniquement en Français, c'est ce qui nous démarque de pas mal de groupes actuels puisque la tendance est au rock anglais. La plupart des textes ont donc plus de sens dans ma langue maternelle car je peux y apporter des doubles lectures. En effet, quand on s'attarde sur les textes, on peut y déceler plusieurs interprétations. La plupart des sujets abordés sont à dimension humaine : besoin de liberté et de changement, j'y parle d'addiction, de solitude... Mais quand on lit plus attentivement les textes, ressortent de véritables interrogations écologiques et sociales.

Mathieu: François a carte blanche sur les textes, toutefois, c'est souvent nous qui trouvons un titre après les avoir lus.

Vous voulez faire quoi avec le groupe concrètement ? Quel avenir pour Digital Nova ? Est-ce que vous aimeriez en vivre ?

Mathieu: C'est un peu bateau de dire ça, mais l'objectif avant tout c'est de se faire plaisir, prendre du bon temps sur scène et en studio. Ensuite, l'objectif à court terme est d'essayer de faire un maximum de buzz et de dates pour partager notre musique. A moyen terme, j'espère personnellement que ça se traduira par des premières parties.

François: Bien sûr comme tous les groupes, on aimerait vivre de la musique mais on a les pieds sur terre, on sait très bien qu'actuellement beaucoup de créneaux sont fermés, la preuve en est la création de sites comme Soun qui ouvre la porte à des groupes qui ne seraient jamais découverts par le grand public via les médias habituels

Mathieu : L'avenir pour Digital Nova est on l'espère un nouveau passage en studio, éventuellement pris en charger par un label indépendant, pour réaliser un premier album.

On a pu voir que vous vous bougiez pour faire du bruit autour de votre musique : des concerts à la pelle, des interviews à droite à gauche… et ça marche ! La preuve : vous envahissez SOUN ! Comment vous vous organisez pour faire tout ça ?

Michel : Je suis arrivé dans le groupe il y a maintenant un an et les bases étaient déjà posées. Les pré-requis étaient la motivation, la disponibilité, le niveau musical évidemment. L'essentiel était de faire un maximum de répètes pour enchaîner sur des concerts et l'EP.

François : Après les choses ne se font pas toutes seules, derrière on se bouge vraiment pour se faire entendre, que ce soit sur internet mais aussi dans la « vrai vie », c'est-à-dire qu'on se déplace aussi aux concerts, qu'on rencontre d'autres groupes et organismes pour échanger des plans. En règle générale, ça se passe bien mais le conseil que je donne à tous les groupes c'est de ne jamais relâcher, même si parfois les évènements sont contre vous.
Mathieu : On part du principe que la musique c'est aussi un échange avec les autres groupes et qu'on doit s'aider les uns les autres, plutôt que de penser qu'on est en concurrence. Plus il y aura de groupes, plus il y aura de concerts et d'évènements culturels et ça c'est important par les temps qui courent.

Et vous trouvez qu'il y a un bon soutien de la part des institutions publiques ? Qu'est-ce que vous pensez des conditions qui sont offertes pour jouer, répéter, faire de la musique tout simplement ?

François : Ca dépend. Il y a pas mal d'organismes qui dépendent de ces institutions (Planète Jeune à Marseille, Courte Echelle à Gardanne...) et qui marchent bien. D'un autre côté, depuis 10 ans, j'ai vu disparaître pas mal de structures par manque de subvention (le Sous-marin en est le meilleur exemple). Maintenant, il est très rare de pouvoir jouer une scène subventionnée par une mairie, la plupart des concerts sont montés par des associations ou des salles privées qui galèrent et n'arrivent pas à entrer dans leurs frais, c'est pour ça que certains concerts, « même amateur », paraissent chers. Le public n'a pas conscience des infrastructures et du personnel engagé pour le moindre évènement.

Mathieu : Je trouve qu'aujourd'hui les moyens publics mis à disposition des groupes notamment pour répéter sont faibles voir inexistants. Les groupes se retrouvent à être sur des listes d'attentes pour pouvoir jouer dans des locaux hors de prix, c'est une des raisons qui font que beaucoup de groupes abandonnent leurs projets... Aujourd'hui un jeune qui veut vivre sa passion pour la musique mais qui n'a pas le budget conséquent est condamné à abandonner ses projets. De plus en plus, les concerts et autres évènements culturels deviennent élitistes de par leur prix. Et a mon sens c'est là le rôle des institutions publiques de faire en sorte que la culture soit accessible à tous…


Et justement que pensez-vous des initiatives gouvernementales concernant la culture (Hadopi...) ?

Michel : Concernant Hadopi, les mesures gouvernementales mises en place sont tout à leur honneur, mais l’ampleur du piratage est telle que les efforts restent, à mes yeux, vains.

Mathieu : Pour moi, les initiatives sont complètement déconnectées de la réalité. Ce n’est pas en tapant sur les doigts du vilain pirate que l’on va résoudre la crise du disque. Je pense que ce qui tue la musique aujourd’hui, c’est surtout le prix d’une place de concert ou d’un CD plutôt que les téléchargements sur internet. Idem pour le cinéma, les prix sont complètement démentiels.

François : Personnellement, je me suis mis à télécharger des films depuis Hadopi… En ce qui concerne la musique, je suis un gros consommateur mais j’achète en priorité les groupes français pour éviter qu’ils disparaissent.


Quels sont vos avis et connaissances sur la SACEM, les licences libres, les majors, et le fonctionnement de l'industrie de la musique en général ?

Mathieu : J’avoue que mes connaissances sont très limitées… Je me rends seulement compte qu’il y a un grand fossé entre les artistes connus, diffusés à la radio et qui ont tout un système de promo autour d’eux par rapport aux groupes indépendants comme nous…

François : La SACEM ne sert que dans un sens, si tu es connu, diffusé, tu payeras peu et toucheras beaucoup. Et dans l’autre, il y a ceux qui payent en espérant protéger leurs morceaux alors qu’il y a d’autres possibilités (Creative Commons).

Au final, pour vous, artiste c'est un vrai "métier" ?

François : Je considère que le métier d’artiste ne peut pas être une fin en soit. On ne peut pas être créatif, engagé ni sublimer ses émotions si notre quotidien est fait uniquement de sa passion. Je m’explique : galérer dans son travail, se faire larguer par sa copine, détester son patron, se payer des bouchons en heure de pointe… sont les meilleures raisons pour nous pousser à créer des uvres. Je n’aurais rien à raconter si j’étais heureux dans mon local de répétition du matin au soir !

Mathieu : Je suis d’accord avec François sur le fait que l’art et la création sont le fruit d’un manque, d’une frustration…dans tous les cas de quelque chose qui vient du plus profond de nous même. Et quand on y a gouté c’est dur de s’en passer. J’aime bien dire si on ne vit pas de la musique, en tout cas elle nous aide à vivre.

Qu'est-ce qui est prévu pour le groupe dans les mois qui arrivent ?

Michel : Pour commencer, une petite série de concert jusqu’au début de l’été. On est déjà à la recherche de dates pour la rentrée de septembre. En parallèle, on va aussi se remettre à composer car on songe déjà à retourner en studio pour un album complet.

Mathieu : Oui, composer surtout ! C’est la chose qui me manque le plus depuis qu’on est entré en studio.

François : On va également faire un gros travail de fond, c'est-à-dire démarcher des radios, des tremplins, des premières parties et aussi des labels afin de faire un maximum de buzz autour du groupe.

Un mot pour les lecteurs de Soun-Music ?

Mathieu : Continuez à trainer sur le site !

François : Il faut que les visiteurs du site comprennent la démarche de ses créateurs. Soun est une porte ouverte aux groupes qui galèrent pour diffuser leur musique. Le concept est vraiment intéressant parce qu’il permet à l’auditeur de sélectionner ce qu’il veut écouter et non de se laisser gaver comme une oie par les médias habituels.

Michel : L’accès au site est bien plus simple que chez Myspace, moins personnel certes mais beaucoup plus rapide d’accès. Avec Soun on va à l’essentiel : la musique.

Un mot pour M. Nègre (actuel dirigeant de Universal) aussi peut-être ?

François : J’aurais rien de plus à rajouter que le discours de Bertrand Cantat lors des victoires de la musique, sauf que désormais je sais que les majors vont devoir se préparer à une nouvelle forme de culture grâce à internet. C’est de plus en plus les auditeurs ou spectateurs qui vont directement choisir leurs artistes, mais on n’y est pas encore. Je pense qu’il faudra 10 ans pour y arriver.

Mathieu : Je souhaiterais juste qu’Universal ou les autres prennent plus de risques en signant des artistes réellement à contre courant de la musique actuelle. C’est l’innovation qui permet à la musique de se renouveler perpétuellement, seulement à l’heure actuelle on fonctionne surtout sur des phénomènes de modes. Lorsque un groupe perce dans un style, il y a toujours derrière 10 autres qui le copient et disparaissent aussi vite.

Un mot pour les autres artistes ?

Mathieu : Croyez en ce que vous faites ! Je sais de quoi je parle, cela fait des années que je suis sur ce projet allant de galère en galère et aujourd’hui enfin le projet se concrétise.

François : Bougez-vous, répétez, faites des concerts, rencontrez d’autres musiciens, écoutez la critique et acceptez-la… ha oui : Soyez rock’n roll peu importe votre style, c’est ça qui est bon !

Une remarque pour nous aider à améliorer le site ?

Mathieu : A la place des pubs sur les côtés, mettre nos têtes et pleins de logos « digital nova la nouvelle sensation rock/métal débarque ! ».

François : Je pense juste que les gens devraient pouvoir mettre des commentaires sans forcément avoir à s’inscrire sur Soun.

Michel : Vu que les groupes vont bientôt affluer sur Soun, il faudrait prévoir des les classifier plus simplement, par style ? Région ?

Merci pour vos remarques ! Elles nous aident à améliorer le site !

Pour réagir à cette interview, c'est par ici !


Une Interview réalisée par Anthony Mora-Amaya


Live Report du concert de Digital Nova pour la sortie de l'EP "Oxygène" 2010-03-25

Samedi dernier - 20 mars 2010 - Digital Nova sortait son premier EP « Oxygène » (qui a depuis envahi les charts de SOUN music). Afin de mener à bien la communication autour de l’événement, le groupe s’est produit le même jour au Lounge à Marseille, partageant par la même occasion la scène avec 2 autres groupes de SOUN : Trust Circle et Lolicon.

Ainsi, dans une ambiance chaleureuse et intimiste, le public a pu (re)découvrir l'intégralité des compos du groupe, et surtout acquérir la précieuse galette de 7 titres. Il faut souligner que le Lounge reste un lieu idéal pour ce type d'événements : des gérants toujours ravis d'accueillir les acteurs de la scène indé à bras ouverts, et des lieux qui soutiennent d’une manière générale, la culture au sens large. Preuve en est qu'en ce moment, il est possible d'admirer une exposition de photographies de scènes, proposées par la très talentueuse Catherine Deylac (voyez ce que ça peut donner sur son blog). La soirée pouvait donc bien commencer.

Trust Circle ouvre donc le bal à 20h30, avec son rock oscillant entre riffs de gratte nerveux et mélodies pop. Malgré quelques approximations, les 4 membres du groupe nous offre là une prestation assez fidèle à ce que l'on peut retrouver dans les versions studios. L'énergie scénique y est, et même si l'on peut dénoter quelques temps morts entre les morceaux, c'est suffisant pour entretenir le public et ravir les fans.

A 22h30, les Lolicon prennent à leur tour place. Une bonne chose, car il est aujourd'hui de plus en plus rare de voir les 5 lauréats des Class'Rock (année 2000) sur scène. Une absence qu’ils justifient par la préparation du prochain album (avec une sortie annoncée pour courant 2010). Le groupe nous donne d’ailleurs un avant goût appétissant de celui-ci via un morceau "dépucelé" (sic) en public. "Enfin du renouveau", peuvent penser certains (ou tout le monde ?). En plus de la satisfaction d'entendre quelque chose de nouveau, le groupe, qui nous avait jusqu'ici habitué aux compos en français, dans l'ensemble en accord avec la scène du métal hexagonal, nous régale les oreilles avec un titre en anglais posé et mature qui témoigne de l'évolution de ses membres. De bon augure pour la suite.

Pour le reste du concert, force est de constater que le groupe est toujours aussi pro. Ils enchainent les morceaux facilement, sans forcer leur talent, ce qui amène même le chanteur (Médéric) à se tromper dans ses propres lyrics, ce qui au final est plus amusant que gênant. On regrettera le fait que le groupe doive raccourcir son set d'une chanson, la reprise de "Thriller" des Fallout Boy - d'habitude parfaitement interprétée - ayant eu raison des cordes vocales du frontman. Le set se termine donc sur "Killing in the Name of" de RATM, reprise de belle manière par les Lolicon, qui invitent alors François, chanteur des Digital Nova, à accompagner Médéric au chant, puisqu’il excelle dans ce genre de registre (les deux compères ont par ailleurs pris l’habitude d’interpréter ce morceau en duo chaque fois que l’occasion se présente). Une bonne sortie de scène donc.

23h30. Après une pause de quelques minutes, c'est donc aux stars de la soirée d'investir les lieux. Ceux qui les ont déjà vus sur les scènes de la région ces derniers mois (Korigan, Musikomania, Maison du Peuple de Gardanne...) pouvaient alors apprécier la progression du groupe, plus affirmé, plus pro, musicalement comme visuellement. Un résultat certainement dû aux longues journées de studio, cumulées à l’enchainement des concerts qui, mine de rien, commencent à être de plus en plus fréquents.

Avec 3 instruments (batterie - basse - guitare), c’est certes plus facile d’être en place, mais il faut reconnaître qu’ils remplissent bien l’espace sonore. La section basse/batterie est très efficace et se marie très bien avec les sons criards de la guitare. L’unité y est, l’énergie aussi, à l’image de François, dont la gestuelle très explicite retranscrit remarquablement ce qui ressort des instrus. Le spectacle est réussi, rien de mieux pour donner envie d’acheter le CD, de retourner les voir en concert et suivre leur évolution.

Après un peu moins d’une heure de set, le concert des Digital Nova s’achève, et la fête se termine, sur une bonne note. En effet, une belle soirée pour les Digital Nova, très satisfaits de son déroulement. Bilan ? Une sortie de premier album réussie, confirmée sur SOUN music, puisqu’à l’heure où sont écrites ces lignes, les morceaux trustent les toutes premières places. Une réelle leçon de communication qui sera d’ailleurs abordée lors d’une interview du groupe, prochainement en ligne.

D’ici là, vous pourrez retrouver à 3 reprises les Digital Nova sur Marseille : au Baby le 26 mars, le 2 avril au parc Chanot (4000 personnes attendues !), et le 3 avril à l’Espace Julien, dans le cadre du tremplin marseillais Planète Jeune. Le 15 mai, ça sera à Gardanne qu’ils se produiront, à la Maison du Peuple, en compagnie de Kelleriis, 2h15 Crew et Rockett Queens. Enfin, le groupe sera à l’antenne le 6 avril entre 22h et minuit, sur Radio Zinzine dans l’émission Rock Aix-Press... Ah et d'ailleurs, SOUN sera présent...

Si vous voulez réagir à cet article, ou que vous étiez au concert et voulez laisser vos impressions, exprimez-vous sur le mur de Digital Nova !

Un article d'Anthony Mora-Amaya.


SOUN SELECTION #1 2010-03-18

Aérez vous les oreilles, en retrouvant chaque semaine la SOUN SELECTION.
Elle est accessible via la webradio du même nom, disponible en page d'accueil et sur la page Musique.


Voici la liste des artistes composant cette première édition :

- Bwatazik
- Les irresponsables Robots Zombis du Futur
- Chocolate Pain
- The Reddish Project
- PIED D'Nez
- Physalia
- Rescue Rangers
- Smoke Fish
- Solat
- Slogan
- SYL'S
- ULF
- Alik Project
- Death By Plane
- Dirty Soul Project
- A Million Little
- 72WST
- 2h15 Crew
- GX
- onkgusD
- Eternal Twilight
- Dud
- Lolicon
- Digital Nova



Bonne écoute !




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