invocation à la pluie
i can't stay
voyage dans l'eau de là
les portes de l'eau de là
le bâton de pluie
l'esprit du lac s'éveille
guitares sur l'océan indien
le ruisseau de l'amour
Enter The Club
BO nuit des musées 2010
Tête à Tête
bienvenue au pays des gorilles des montagnes
dans la jungle des gorilles
l'éther d'Afrique
Lucy jane pella (fet. Leza2unes)
electro spot
Sounds of the Katana
BO nuits blanches 2009
sous la chaleur du désert
il pleut sur la forêt mais le soleil revient
1 - Tête à Tête
2 - Ballade Gitane
3 - BRÜTAL LEGEND
4 - Don't Think
5 - Blind
6 - Untitled 01 (feat Francois Creutzer)
7 - Cantilène
8 - loursanpluche
9 - Evidence
10 - ZEUS_milieu
11 - on sait pas raper
12 - Requiem
13 - Dédales
14 - Lost
15 - Until the sunrise
16 - Groove on
17 - Oxygène
18 - Chienne
19 - Instantané
20 - Le clan
1 - i can't stay
2 - Star Craft
3 - Mystery
4 - Cloud Catcher
5 - She
6 - Atari
7 - SnowFlake
8 - Souvenirs
9 - Par son absence
10 - Snow - Corentino
11 - Fame or Shame - Southman
12 - Mosaique
13 - 06 Objection de conscience
14 - Orongo
15 - anteres
16 - I.D.E.A.L. Love
17 - Looking back
18 - From Darkness
19 - New-York
20 - Goodbye My Spy
1 - Shade of me
2 - Nouille est preque un hippie 2010
3 - Désillusion
4 - The Barrel Behind
5 - La bonne crampe
6 - Nouille cherche chérie(s) en intérim 2011
7 - Nouille & Wurst 2012
8 - Voyage (yaourt)
9 - Etincelle
10 - Niaiserie perpetuelle de Nouille 2007
11 - Trou normand
12 - Crazy May
13 - Summer Hit with the "Os à moelle" orchestra 2009
14 - Les rois du houblon
15 - Across the world
16 - Another night
17 - Like you
18 - Puzzle (txt_de_sam)
19 - Hard
20 - Old man ( last road )
1 - les portes de l'eau de là
2 - l'esprit du lac s'éveille
3 - le ruisseau de l'amour
4 - Atelier 3_1
5 - City Walk
6 - From Hell
7 - electro spot
8 - BO nuit des musées 2010
9 - Move
10 - Nowhere Street
11 - The last dance
12 - Lucy jane pella (fet. Leza2unes)
13 - Broken Planet
14 - midnight express 2012 remix of giorgio moroder music
15 - Your life is yours
16 - Le fil blanc
17 - Triangle Ephemeral
18 - Eins, Zwei, Drei
19 - Beethoven's Cactus
20 - Laurier
1 - guitares sur l'océan indien
2 - voyage dans l'eau de là
3 - le bâton de pluie
4 - invocation à la pluie
5 - EASY
6 - Faya
7 - bienvenue au pays des gorilles des montagnes
8 - dans la jungle des gorilles
9 - l'éther d'Afrique
10 - BECOME A FREEMAN
11 - Que Quieres tu
12 - il pleut sur la forêt mais le soleil revient
13 - Serenite
14 - El Poder de la Mujer
15 - Je ne veux pas travailler
16 - Forest Temple
17 - Ether Ocean
18 - His Hair Braid - Yvalain
19 - Peacefull Warrior (RMS On The Kaptain'S Bridge)
20 - Cool Stress
1 - Thérapie à coeur ouvert
2 - Sous La Pyramide
3 - Tic Tac Boom
4 - ZEUS_début (intru)
5 - La pierre d'Oô Cire de Sacub/ Dom the Bear
6 - Quicker than You think - feat Yosh
7 - Rêve en eaux troubles (Bolë & MDYA)
8 - plus l'temps de rire
9 - Gimme some ice, Dr
10 - Fabio - Comme Pyrrhus
11 - Fabio, Candyman, L-Ti, Rusko, Doctor Frost & Faiko - Son de Metz
12 - K-D - POMPE MON STYLE 2
13 - Caractère
14 - Choucroutine
15 - Je m'en bat les couilles (ou la chanson du conard)
16 - mamie nympho
17 - Grime grinder ( with Humble the poet )
18 - joe la trompette
19 - STAYFI LEGEND - TOUJOUR PRESENT
20 - loyal feat zach3, le spé
Focus sur l’Institut Musical de Formation Professionnelle (IMFP) qui forme des artistes et professionnels de la musique depuis plus de 30 ans dans le Sud-Est de la France...
Afin de mieux connaître cet acteur important de la culture en PACA, nous avons posé quelques questions à Véronique, salariée de l’institut.
Pouvez-vous présenter l'IMFP ? Quelle est son histoire ?
Nous avons été créés en 1979 d'abord à Nimes (30) puis à Salon de Provence (13). Le fondateur Michel Barrot était un trompettiste réputé qui a en même temps créé la Fédération des écoles d'influence Jazz (FNEIJMA). La direction de l'Institut est ensuite passé à Gilles Labourey en 2002 qui auparavant fut stagiaire et enseignant de l'IMFP.
L'imfp c'est environ 250 stagiaires par an, 35 enseignants "permanents" dont 25 en CDII et 10 administratifs.
Salon de Musique, créé en 1993, est l'association de diffusion de l'IMFP, liée par convention à l'Institut.
Nous venons d'ouvrir au 1er octobre 2011 une annexe à Lambesc (13) où nous allons proposer des résidences d'artistes, des master classes suivies de concerts ainsi que d'autres formations, type formations courtes en son et lumières
Quels cursus proposez-vous ?
Un cursus professionnel en musique : cycle Orientation en 2 ou 3 ans menant à la présentation du certificat MIMA (Musicien interprète des Musiques actuelles) titre de niveau 4 inscrit au RNCP depuis février 2008, cycle Préparatoire et cycle Perfectionnement.
1 cycle de formation de formateurs en chant (sur 3 niveaux) animé et conduit par Richard CROSS
1 cycle de formation en techniques du son : 1ère année sanctionnée par le certificat de technicien du son option MA ou option Vidéo (titre de niveau 4 également inscrit en novembre 2011 au RNCP) et 2ème année menant au certificat d'assistant ingénieur du son.
Nous avons également un cursus amateurs comprenant le cycle loisirs et le cycle Initiation.
Nous participons à de nombreuses actions "citoyennes" dans les collèges (opération collège culture territoire), dans les quartiers (dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale) à l'Hôpital, et nous intervenions jadis en prison.
Combien faites-vous de concerts par an ?
C'est Salon de Musique qui produit et organise les concerts (l'IMFP a perdu sa licence d'entrepreneur de spectacle en 2004) à raison d'un concert pro par semaine, le mardi hors vacances scolaires. Les concerts d'élèves (jam sessions, les lundi et mercredi) sont au nombre d'une cinquantaine auxquels nous rajoutons les concerts produits à l'extérieur, soit entre trente et quarante par an environ.
Comment l'IMFP finance ses différentes activités ?
Environ 70% d'autofinancement (recettes des cours et stages) et 30% de subventions (Conseil Régional, Général, CPA, Municipalité, FCM, Spedidam, CNV, Sacem).
Quel est l’impact de la Sacem sur vos budgets ?
Jusqu'à cette année aucun puisque c'est la première fois que nous obtenons une subvention de leur part.
Au niveau de Salon de Musique nous payons la taxe sur les entrées et boissons.
Connaissez-vous des artistes issus de l'IMFP qui sont présents sur SOUN ?
Probablement mais il est difficile de les identifier par leurs noms de groupes : par contre nous pouvons sans prétention dire que nous avons formé la quasi totalité des sonorisateurs qui accompagnent ces groupes !
Merci à Véronique d'avoir répondu à nos questions.
Accès au site de l’IMFP

En octobre dernier, nous relayions l'info selon laquelle la Sacem était en passe d'accepter les licences libres de Creative Commons. Aujourd'hui c'est chose faite ! Lors d'un débat qui s'est déroulé au festival MaMa les 21 et 22 octobre 2011, Catherine Kerr-Vignale, membre du directoire de la Sacem, avait déclaré que les licences Creative Commons allaient être bientôt autorisées pour les sociétaires qui souhaiteraient permettre une libre exploitation non commerciale de leurs morceaux. Et bien d'après Numerama, la Sacem vient de lancer ses invitations à la presse pour annoncer le 9 janvier 2012 l'officialisation d'une "signature avec les Creative Commons" ! Une info réjouissante pour ceux qui réclament une telle annonce depuis quelques années maintenant. Mais comme nous l'écrivions alors qu'il ne s'agissait que d'une rumeur, il y a un bémol : Une seule licence pourrait être tolérée : BY-NC-ND (Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification). Et la compréhension du terme "pas d'utilisation commerciale" semble bien différer selon les personnes. D'après Numerama, qui avait dévoilé en 2010 un document de travail de la Sacem sur le sujet, la société pourrait continuer à interdire la diffusion des oeuvres musicales à tout service en ligne "accessible sur abonnement, ou donnant lieu à des recettes de publicité, de parrainage ou d'échanges sous quelque forme que ce soit, ou sur lequel l'internaute est invité ou a la possibilité de verser une somme d'argent quel qu'en soit le motif ou le bénéficiaire". Nous serons fixés le 9 janvier...

Un internaute a découvert que des téléchargements illégaux d'oeuvres protégées par le droit d'auteur avaient été opérés depuis le Palais de l'Elysée, lieu de résidence officiel du Président de la République. Oui, vous avez le droit de vous marrer. Depuis peu, le site russe YouHaveDownloaded.com s'amuse à répertorier les adresses IPs qui téléchargent sur les réseaux P2P, en détaillant les oeuvres acquises illégalement. Il suffit de vous rendre sur le site pour voir si vous faites partie des 53 millions d'utilisateurs flashés. Il est également possible de voir ce qu'ont téléchargé les autres internautes ; il suffit alors de connaître l'IP. C'est en procédant ainsi que Cyril, un lecteur du blog NiKopiK s'est rendu compte que des téléchargements illicites avaient été constatés depuis l'Elysée. L'arroseur arrosé Pour ce faire, il a simplement utilisé Whois, qui permet d'obtenir des informations sur le propriétaire d'un nom de domaine. Une fois l'adresse IP du Palais de l'Elysée connue (62.160.71.0 – 62.160.71.255), il l'a scannée via YouHaveDownloaded et découvert que les films "Mission : Noël", "Echange standard", "Le Casse de Central Park", et un best-of des Beach Boys avaient été téléchargés. On ne sait pas si on peut vraiment se fier aux résultats obtenus via le site russe, mais cette information reste très amusante. Et comme le rappelle Numerama, Hadopi n'est pas forcément plus fiable, la méthodologie employée par TMG, société chargée de collecter les adresses IP, n'a jusqu'ici fait l'objet d'aucune certification. On aimerait beaucoup demander à Nicolas Sarkozy de s'exprimer sur cette affaire, lui qui soutient la loi Hadopi, et a parlé de la renforcer en s'attaquant au streaming et au téléchargement direct...

Véritable activiste de la scène rock alternative à Toulouse depuis 2004, l’association Progrès-Son compte près de 50 bénévoles ainsi qu’un collectif d’artistes composé des groupes Bruit qui Court, Diogen, Face-B et Sortie 15. Leur credo : “SOUTENEZ VOTRE SCENE LOCALE”... des activistes on vous dit !
Parmi les nombreux concerts organisés chaque année, on notera la semaine du rock, rendez-vous électriques printaniers envahissant les salles et les cafés-concerts toulousains depuis 2005.
Rencontre avec Mathieu, salarié de la structure.
Peux tu rapidement présenter l’organigramme de progrès son ?
On a un bureau avec un président, une secrétaire et un trésorier, et on fonctionne avec un conseil d'administration composé des "régisseurs" par secteur (technique, catering (1), communication, programmation, etc..). Un système assez démocratique dans l'ensemble.
Combien faites vous de concerts par an ?
Une vingtaine, plus des co-productions sur d'autres organisations (c'est variable) et des coups de pouce à droite à gauche.
Comment organisez-vous la programmation ?
On est 3.
1 pour travailler avec les tourneurs et les "pros", et 2 pour écouter toutes (et oui...) les demandes, les trier, et y répondre. On programme ce qui nous plaît, et on laisse une large place à la scène locale.
Vous êtes très nombreux dans l’association, comment répartissez vous les tâches ?
Il y a des régisseurs par poste : technique, communication, catering, billetterie, bar, runner (2)... chaque régisseur compose son équipe et en fonction du rider (3) on compose un planning.
Quel est l’impact de la Sacem sur vos budgets ?
La plupart du temps quasi nul, on programme dans la grande majorité des groupe émergents, voir débutants pour certains, et peu d'entre eux sont sociétaires. Par contre sur certains évènements avec des artistes plus "confirmés", et surtout inscrit à la SACEM, nous payons, et je ne te cache pas que c'est très cher pour une répartition pas très juste, voir complètement une escroquerie, et je te dis ça étant moi même artiste SACEM.
Merci à Mathieu d'avoir répondu à nos questions.
(1) Catering : Repas et buffet fournis aux artistes et aux techniciens avant et/ou après un concert
(2) Runner : Chauffeur qui effectue les transports nécessaires pour l’organisation d’un concert/festival
(3) Rider : Document faisant partit du contrat qui détaille les conditions d’accueil que doit fournir l’organisateur à l’artiste
Retrouvez l’actualité de Progrès-Son sur le site Internet de l'association

Lors du Forum d'Avignon, Nicolas Sarkozy a déclaré que la Culture fait partie des biens de première nécessité, avant de reparler d'Hadopi, et de sa volonté de contrôler du streaming, défini comme du "vol"... Du 17 au 19 novembre se tient le Forum d'Avignon, "les rencontres internationales de la culture, de l'économie et des médias". Le président de la République, qui était présent aujourd'hui dans la cité des papes pour tenir un discours. Comme le souligne Numerama, le Nicolas Sarkozy a repris à son compte les propos de l'ARP (Société Civile des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs), qui s'était offusqué il y a 10 jours que la culture soit concernée par la hausse de la TVA de 5,5% à 7% : "les biens et services culturels constituent des biens de première nécessité, particulièrement en temps de crise, où la culture demeure un refuge de l’esprit", avait-elle estimé. Il est vrai que manger des pâtes au beurre, c'est meilleur devant un film ou en écoutant un album. Donc selon le chef de l'État, pour la France, les biens culturels sont "des biens de première nécessité". La culture accessible à tous de manière égale ? Quand même pas. En effet, il a ensuite parlé d'Hadopi, qui aurait selon lui permis de faire reculer le piratage de 35%, ce qui l'encourage à penser qu'il faudrait renforcer le contrôle pour optimiser cette "efficacité"... en s'attaquant au streaming : "Le streaming c'est du vol d'un côté, et de l'argent de l'autre", a-t-il déclaré. Pour un tel résultat, il faudrait installer des sondes chez les fournisseurs d'accès à Internet, ou au niveau des hébergeurs, et dire adieu à sa vie privée sur le Net. Et à l'accès à la culture. Et à Internet. Prêts à manger vos pâtes devant la télé ou en écoutant la radio ? Source image : World Economic Forum

Bonne nouvelle pour les amateurs de découverte, la SOUN Sélection revient ! Pour cette 13ème édition, les 10 artistes qui remplissent la vitrine de la Communauté sont : Mechanical Breed - Underground In a nutshell - Lying Hourglass Art Of Fiction - It must be paranoïa Almost A Joker - I’m Beat, man TitPatapons - Puzzle Les (i) Robots Zombis du futur - Spleen Ending Satellites - The Last Dance Bmk - Hard Alik Project - Subjective Consciousness Shamps - Le Viallate Pour profiter de la playlist, vous pouvez l'écouter via le player exportable ou la webradio disponible sur l'accueil et la page Musique.


La concentration au sein de l'industrie du disque continue de s'accroître. Universal achète une partie d'EMI, et on ne parlera bientôt plus que de "3" majors. Pour la musique, on attendra, les profits priment. Cet été, nous avons abordé les difficultés d'EMI, qui cherchait un repreneur pouvant débourser près de 4 miliards de dollars. Si les 3 autres majors (Universal, Warner, Sony BMG) semblaient intéressées pour avaler la maison de disques britannique, c'est finalement Universal Music Group qui a signé, le 11 novembre, un accord de rachat d'EMI Music, la division de musique enregistrée, pour 1,4 milliards d'euros. Le géant français, déjà leader avant cette opération, représentera désormais près de 40% du marché de l'industrie. En ce qui concerne la branche d'édition musicale EMI Publishing, elle pourrait, selon l'AFP, être rachetée par Sony Music Entertainment, soutenue par le fonds d'investissement Kohlberg Kravis Roberts & Co. et le groupe de médias allemand Berstelsmann. Transaction en attente de validation Citée par Musique Info, Helen Smith, la présidente exécutive de l'association européenne des indépendants Impala, a exprimé des doutes quant à la possibilité que l'accord soit validé par les autorités compétentes en matière de concurrence : "Sachant que la précédente décision de Bruxelles à l'égard d'Universal disait qu'elle ne devait plus grossir, nous nous attendons à ce que la vente d'EMI soit bloquée d'emblée, malgré la proposition de cession d'actifs d'Universal" (UMG compte financer son achat en cédant 500 M€ de ses actifs non stratégiques, ndlr). Conscient que la transaction serait mal vue par les mélomanes, Lucian Grainge, le PDG d'UMG a déclaré que la major "s'engage à préserver la culture et la diversité artistique d'EMI ainsi qu'à investir dans ses artistes et à faire confiance à ses collaborateurs pour développer cette entreprise". On se doute bien que le bonhomme saura trouver les arguments pour tenter de faire valider son achat, lui qui a déjà "dicté" une loi au gouvernement britannique...

Le Centre National de la Musique (CNM), voulu par Nicolas Sarkozy, devrait voir le jour au printemps 2012. Un cadeau de plus pour les majors ? Ça en a tout l'air... Il y a un mois, le journal Les Echos révélait que le président de la République désirait sortir un Centre National de la Musique au plus vite. Un déjeuner avait alors été organisé à l'Elysée avec plusieurs représentants de l'industrie du disque dont Pascal Nègre, le président d'Universal Music France et Bernard Miyet, président du directoire de la Sacem. Nous apprenons aujourd'hui que le CNM est prévu pour le printemps 2012. D'ici là, Didier Selles, qui avait planché sur le rapport sur la "création musicale et diversité à l'ère numérique", avec Franck Riester, Daniel Colling, Marc Thonon et Alain Chamfort, sera chargé d'organiser les réflexions sur les modalités de financement du CNM. Le rapport préconisait de ne pas ajouter de taxe aux fournisseurx d'accès à Internet, mais de ponctionner de l'argent sur le budget du Centre National du Cinéma, déjà financé par les FAI. On pouvait lire alors : "La quasi-totalité de ce montant (91 M€) servirait à financer des aides qui pourraient être réparties comme suit : 7 M€ pour les créateurs et l’édition, 40 M€ pour la production de musique enregistrée, 23 M€ pour le spectacle vivant, 20 M€ pour la diffusion de la musique sous toutes ses formes, en particulier à travers des services numériques innovants. En outre, 4 M€ seraient nécessaires pour renforcer la fonction ressources et expertise du CNM". Nous attendons d'en savoir plus avant de tirer des conclusions sur ce projet. Mais quand on sait qu'il a été peaufiné avec l'aide des représentants de l'industrie de "l'argent musique", on est en droit de se dire que ça n'est qu'une mesure de plus pour qu'il entretiennent leur mainmise sur la diffusion.

Après l'échec impressionnant de la première version de la Carte Musique Jeune, le gouvernement met les bouchées doubles pour relancer son idée de financer à moitier l'achat de musique sur internet par les moins de 25 ans. Avec cette fois, des grandes enseignes de magasins et une communication soutenue. Ça passe ou ça casse ? Il y a un an, le gouvernement sortait de sa boîte à idées la Carte Musique Jeune. L'idée est d'encourager les 12-25 ans à se tourner vers le téléchargement légal, en leur faisant bénéficier de réductions de 50 % sur des services de musique en ligne (téléchargement ou streaming). Malheureusement, l'opération a été un échec, avec un taux ridicule de 0,05% d'atteinte des prévisions maximales. Et plutôt que de revoir sa copie, ou bien de mettre de l'argent dans une autre idée, il a été décidé de ne rien changer, et de tout miser sur la communication autour du dispositif. Un nouveau site Internet plus clair a donc été développé, ainsi qu'une version mobile. Ensuite, le gouvernement s'est entouré de la Fnac, Carrefour, Géant Casino, GAME, et MTV pour soutenir la Carte Musique Jeune V2, qui sera également disponible en version physique. Le jeunes pourront donc trouver des cartes de 10€, 25€ et 50€ dans les rayons aux côtés des recharges mobiles, chewing-gum et programme TV. Pour parachever la promotion, un nouveau spot publicitaire d'une durée de 3:30 min (!) a été préparé. Dans une auto-congratulation solenelle, le ministère parle d'un "dispositif original, [...] présentant les choix musicaux d’artistes de renom (Ayo, BB Brunes, Kitsuné, Oxmo Puccino et Pony Pony Run Run)". Promouvoir toujours et encore les mêmes artistes, avec des piliers de la consommation française, voilà la formule trouvée pour sauver la musique. Sauve qui peut. En attendant les premières annonces sur les chiffres de ventes, PC INpact a déjà constaté une faille de sécurité sur le site officielle de l'opération : plusieurs données personnelles étaient dévoilées en clair. Le ministère a alors déclaré que la faille était présente alors que des mises à jour étaient en cours, et que tout est désormais résolu. Bon, maintenant qu'on a vu ce que le gouvernement pouvait faire pour leurs amis de l'industrie, ça serait bien qu'on voit ce qu'ils ont comme projets pour le soutien des artistes.

La centralisation existante dans la distribution culturelle est telle, que lorsqu'une enseigne bat de l'aile, de multiples artistes indépendants en pâtissent. Il n'y a plus de place pour la musique ne respectant pas les normes commerciales. Ni pour la diversité. Ni pour l'art. Nous en parlions encore hier, le marché de la musique enregistrée va très mal. Et la Fnac aussi. Et du coup le ditributeur de produits culturels et d'électronique grand public met la pression sur les indépendants pour qu'ils revoient leurs catalogues. C'est ce que rapporte Musique Info qui a pu se procurer un email envoyé par un distributeur à ses distribués. Voici "Vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes dans un marché difficile depuis près d’une décennie déjà, (...) que le climat en magasins est compliqué (...). Cela a pour conséquence que les stocks "morts" (surstocks, dépréciation, invendus) sont tels que notre plus gros client qu’est la Fnac, a trouvé insurmontable le fait de l’assumer seule ou presque. Aussi depuis 10 jours, il n’est plus possible de prendre une seule commande dans cette enseigne" est-il écrit. Une situation compliquée pour l'auteur de la lettre pour qui il sera "difficile de rattraper le temps perdu à cette époque de l’année dans la mesure où les commerciaux ne sont plus les bienvenus dès la fin novembre." Mais ce distributeur indépendant y voit une remise en cause de sa stratégie commerciale, pour se mettre en phase avec le marché. "A ce jour, il y a bien trop de produits que l’on propose et qui finalement ne se vendent pas du tout. Même lorsque l’on ne met en place que de très faibles quantités. La responsabilité nous en incombe aussi. A nous d’être vigilant à l’avenir pour être plus cohérent sur ce que l’on souhaite mettre sur le marché ou pas. Et dans quelles quantités." Des mots censés, d'un point de vue commercial. Mais quid de la Musique ? Le produit du terroir ne rapporte plus, place à la boîte de conserve La musique, elle se vend comme une canette de soda ou un magazine. C'est en tout cas l'impression qu'on a quand on écoute Alexandre Bompard, le PDG de la Fnac, qui parlait en juillet 2011 de s'adapter aux "nouveaux modes de consommation", alors qu'il dévoilait le plan "Fnac 2015", dont l'objectif est de relancer le commerce. Constatant que la musique numérique est en train d'anéantir peu à peu ses ventes, l'enseigne n'a rien trouvé de mieux que... d'agrandir son réseau. L'ouverture de 30 nouveaux magasins dans la périphérie des grandes villes est prévue, ainsi qu'une cinquantaine de petits magasins de proximité (300 mètres carrés), qui seront ensuite gérés en franchise. En plus des CD, des DVD musicaux, le rayon musique proposera bientôt des baladeurs MP3 et des places de concerts. Histoire de vendre encore plus les mêmes artistes, plutôt que plus d'artistes.La Fnac en tout petit format pour une toute petite diversité. Voilà qui est en phase avec le courrier de notre distributeur indépendant. Et ce n'est pas le récent partenariat signé avec My Major Company qui arrangera la musique indépendante. Car dorénavant, elle sera représentée dans les rayons de la Fnac chaque mois par un artiste du site Internet. Se consacrer au commerce plutôt qu'à la culture, voilà un bel exemple de la pensée de cette industrie vieillissante qui n'est pas en phase avec son monde.

Malgré les moyens mis en oeuvre pour appliquer la solution "sauvetage de l'industrie musicale" du gouvernement, le marché de la musique numérique ne décolle pas. Et le chiffre d'affaire général continue de baisser...
L'étude Gfk/Observatoire de la Musique sur le marché de la musique enregistrée au premier semestre 2011 vient d'être publiée. Comme tous les 6 mois, on constate que le marché numérique ne permettra jamais de revenir à l'âge d'or (sic) du CD. En effet, malgré une hausse de 18,1% du chiffre d'affaire à 50,2 millions d'euros, sa part sur le total du marché ne représente pas plus de 13% (+2,5 points). A croire que Hadopi ne change rien au destin du modèle économique entretenu par les majors.
L'Observatoire de la Musique note que "si l’on tient compte des chiffres annoncés par le SNEP pour les sonneries musicales, les abonnements et le streaming qui s’élèvent à 25,95 M€ (valeur gros TTC), le marché numérique totaliserait pas moins de 75M€ (approximativement, car ce chiffrage exprime des ventes marché TTC et gros TTC)". Egalement, l'Observatoire constate qu'il "apparait très nettement que la dynamique du deuxième semestre 2010 tend à marquer le pas", et prévient que "les limitations imposées pour ramener le plus grand nombre d’usagers aux abonnements payants, risquent de profiter aux sites communautaires qui ne sont pas limités et qui restent gratuits".
Au sujet des récents lancements de Google Music et Amazon Cloud Player, l'Observatoire en parle comme des illusions : "des alternatives spécieuses se mettent en place par l’intermédiaire du cloud, qui permet de légaliser une acquisition, quelle que soit son origine".
Enfin, l'étude montre que si le prix moyen d'un titre téléchargé sur le web est en baisse de 1 centime, à 1,06 euros contre 1,07 euros l'an dernier, le prix de l'album augmente de 2,8% à 8,80 euros. La tendance est inverse sur les plateformes mobiles, où prix moyen du single passe à 1,38 euros (+7,7 %), quand le prix de l'album baisse à 9,99 euros (- 2,3 %)... Il devient difficile de comprendre la stratégie des acteurs qui soutiennent le modèle "traditionnel" de diffusion et de financement de la musique.

La lutte contre le piratage commence à avoir une mauvaise odeur. Aux Etats-Unis, une nouvelle proposition de loi qui, si elle était votée pourrait changer radicalement Internet... En mai dernier, le comité judiciaire du Sénat américain avait validé la loi anti-piratage PROTECT IP ACT, qui est actuellement examinée par la Chambre des représentants. Mais entre temps, le projet de loi a évolué, pour devenir le E-PARASITES ACT. Un joli nom qui annonce la couleur. Comme le souligne Numerama, le texte de départ proposait de s'attaquer au porte-monnaie des sites dédiés aux contenus protégés par le droit d'auteur, en s'attaquant aux réseaux publicitaires (annonceurs, régies...) et aux intermédiaires (MasterCard, Visa, American Express, PayPal...). Le nouveau texte envisage maintenant de responsabiliser les hébergeurs et intermédiaires, les obligeant à prendre des mesures pour éviter de tomber sous le coup de la loi. Ainsi les plateformes communautaires pourraient être amenées à filtrer les contenus apportés par les utilisateurs. On imagine le casse-tête pour Facebook et cie... Une proposition qui a fait bondir Mike Masnick, fondateur du site Techdirt. Il estime en effet qu'elle "menace la façon dont des centaines de millions de personnes s'échangent légitimement des informations, des actualités, des divertissements, et des expressions politiques et artistiques". Il va plus loin dans son exmplication : "Imaginez le truc une seconde : regardez le nombre de notifications de retrait erronées envoyées par les ayants droit pour enlever des contenus qu'ils n'aiment pas ou dont ils ne possèdent pas les droits. Avec le nouveau texte, s'il a force de loi, ces mêmes ayants droit pourraient couper la publicité et les transactions financières de ces sites. Sans contrôle judiciaire". En plus de ça, le E-PARASITES ACT pourrait permettre d'interdire le contournement des mesures de filtrage, c'est-à-dire lorsqu'une extension (comme MafiaaFire sur Firefox et Chrome) propose un proxy, site miroir ou VPN pour accéder à un site dont le nom de domaine a été bloqué par les autorités (pratique courante ces derniers mois dans le pays de l'Oncle Sam). Enfin, le visionnage de contenu protégé par le droit d'auteur en streaming pourrait également faire l'objet de sanction. Pour Mike Masnick, si cette loi passe telle quelle, il pourrait s'agir de "La fin d'Internet tel que nous le connaissons" : "Cette loi est une abomination et une insulte à la Constitution. Quiconque signe ou parraine ce texte supporte effectivement la censure de masse du net aux États-Unis, ainsi que la pénalisation de très nombreux Américains - tout en alourdissant la pression sur un secteur qui est contribue à la création d'emplois. Tout cela parce que quelques sociétés de l'industrie culturelle refusent de s'adapter". En espérant que ce genre de proposition de loi ne fasse pas de vagues de l'autre coté de l'Atlantique - ou ailleurs. Car cela pourrait tuer en vol ce nouvel élan de partage culturel qui profite au plus grand nombre...

Mercredi dernier, le gouvernement a dévoilé un projet de loi pour améliorer le mécanisme de rémunération pour copie privée. Une nouvelle bien accueillie par les ayants droit mais qui en revanche agace les industriels... Nous en parlions fin août, Frédéric Mitterrand fait tout pour satisfaire les ayants droit après que le Conseil d'Etat ait décidé d'annuler le paiement par les professionnels de la "rémunération pour copie privée" appliquée. En effet, les entreprises qui achètent des supports de sauvegarde (CD, clé usb, disques durs...) pour des usages professionnels sont désormais exonérés. Si le texte qui était tombé dans les mains de PC INpact en juillet a finalement été rejeté, mercredi dernier le ministre de la Culture a présenté un projet de loi qui garde le même objectif : minimiser l'impact de la décision prise par la plus haute juridiction administrative. En effet, plutôt que d'être exonérés à la source, les professionnels devront faire une demande de remboursement, qui pourrait s'avérer bien trop complexe pour certains d'entre eux. Bien entendu, les ayants droit (Copie France, l'Adami, la Spedidam, la Procirep, la Sacem, la SACD, la SCAM, la SCPP, la SPPF, la Sofia et la Sorimage) se félicitent de ce projet de loi. Les industriels ont eux déclaré leur mécontentement dans un communiqué commun (cosigné par la FEVAD, la Fédération Française des Télécoms (FFT), le GITEP TICS, le SFIB, l'Alliance TICS, le SECIMAVI, le SIMAVELEC et le SNSII) : "Il apparaît que le projet de loi présenté ce jour prévoit non pas un système d’exonération mais de remboursement a posteriori pour les usages professionnels par le biais d’un mécanisme particulièrement complexe et coûteux. Surtout, il impose aux professionnels d’acquitter une rémunération pour copie privée dont le droit communautaire interdit pourtant qu’ils puissent être débiteurs". Egalement, les industriels voient d'un mauvais oeil l'allongement du maintien des anciens barèmes : "Le projet de loi prévoit que les barèmes annulés par le Conseil d’Etat seront maintenus pendant une période de 30 mois et non de 6 comme le Conseil d’Etat l’avait pourtant décidé. Une telle prorogation vient pénaliser les consommateurs qui pouvaient espérer que le nouveau barème vienne compenser seulement un manque à gagner pour les ayants droit du seul fait des actes de copie privée licite". Quelque soit l'issue de cette affaire, elle aura démontré une fois de plus la connivence existante entre Frédéric Mitterrand et les ayants droit... Vive la République !

La Sacem pourrait imiter les sociétés d'auteurs hollandaise et danoise en acceptant que ses membres diffusent leurs morceaux sous licences libres. Et ce d'ici la fin de l'année... D'après une information révélée par Numerama, la Sacem se serait fait à l'idée d'accepter les licences libres de Creative Commons. Déjà le 19 septembre 2011, Rémi Bouton, un expert de l'industrie musicale en France, annonçait sur son blog : "la Sacem s’apprêterait à tenter l’expérience des licences Creative Commons. La maison des auteurs accepterait ainsi que ses membres puissent autoriser des utilisations non commerciales de leurs oeuvres parmi lesquelles les échanges en peer to peer (p2p)." Cette fois-ci, c'est lors d'un débat qui s'est déroulé au festival MaMa les 21 et 22 octobre dernier que Mme Catherine Kerr-Vignale, membre du directoire de la Sacem, a déclaré que les licences Creative Commons allaient être bientôt autorisées pour ses membres qui souhaiteraient permettre une libre exploitation non commerciale de leurs morceaux. Une révolution ? Pas sûr. En fait, une seule licence pourrait être tolérée : BY-NC-ND (Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification). Et la compréhension du terme "pas d'utilisation commerciale" semble bien différer selon les personnes. Toujours d'après Numerama, qui avait dévoilé en 2010 un document de travail de la Sacem sur le sujet, la société pourrait continuer à interdire la diffusion des oeuvres musicales à tout service en ligne "accessible sur abonnement, ou donnant lieu à des recettes de publicité, de parrainage ou d'échanges sous quelque forme que ce soit, ou sur lequel l'internaute est invité ou a la possibilité de verser une somme d'argent quel qu'en soit le motif ou le bénéficiaire". Voilà qui ne changerait rien, par exemple, pour les artistes inscrits à la Sacem qui souhaiteraient diffuser des morceaux sur SOUN : la présence de la moindre bannière publicitaire rend le site "commercial" - même s'il s'agit de payer des serveurs ou des services rendus gratuitement aux artistes. Nous en saurons plus très prochainement puisqu'il se pourrait que ce changement intervienne avant la fin de l'année...

La mission Etalab vient de publier un licence ouverte pour les données publiques. Le but : faciliter leur réutilisation. La mission Etalab a été créée en février 2011 par le gouvernement pour préparer l'ouverture des données publiques et le développement de la plateforme française Open Data. Lundi 17 octobre, elle a dévoilé les spécifications d’une licence ouverte destinée à encourager le partage et la réutilisation des données publiques. Voici ce qu'elle propose : Vous êtes Libre de réutiliser « l’information » : - Reproduire, copier, publier et transmettre « l’Information » - Diffuser et redistribuer « l’Information » - Adapter, modifier, extraire et transformer à partir de « l’Information », notamment pour créer des « Informations dérivées » - Exploiter « l’Information » à titre commercial, par exemple en la combinantavec d’autres « Informations », ou en l’incluant dans votre propre produitou application. Sous réserve de : - Mentionner la paternité de « l’Information » : sa source (a minima le nom du « Producteur ») et la date de sa dernière mise à jour. Le « Réutilisateur » peut notamment s’acquitter de cette condition en indiquant un ou des lienshypertextes (URL) renvoyant vers « l’Information » et assurant une mention effective de sa paternité. Cette mention de paternité ne doit ni conférer un caractère of ciel à la réutilisation de « l’Information », ni suggérer une quelconque reconnaissance ou caution par le « Producteur », ou par toute autre entité publique, du « Réutilisateur » ou de sa réutilisation Comme le souligne la mission Etalab, cette licence est très proche des autres licences déja connues : "[elle] s'inscrit dans un contexte international en étant compatible avec les standards des licences Open Data développées à l’étranger et notamment celles du gouvernement britannique (Open Government Licence) ainsi que les autres standards internationaux (Open Database Commons-BY, Creative Commons-BY 2.0)". Prochaine étape : l'ouverture de data.gouv.fr prévue pour début décembre 2011.

Après les smartphones, la musique. Le créateur d'Android a laissé entendre que Google sortirait très prochainement un nouveau service de vente de musique en ligne, et insiste sur le fait qu'il proposera une expérience inédite à celle proposée par Apple. Bis repetita. Proposant déjà un service de stockage en ligne de musique, avec Google Music, le géant américain pourrait sortir un service de vente de musique avant la fin de l'année. Comme le rapporte All Things D, Andy Rubin, le créateur de l'OS mobile Android, il ne s'agirait pas seulement de faire comme Apple, mais de proposer une réelle alternative : "il y aura un rebondissement… il ne s’agira pas seulement de vendre des chansons à 99 cents", a-t-il ainsi déclaré lors de l'AsiaD. Il est vrai que l'écrasante réussite d'Itunes déplait. On se souvient par exemple, des propos de Mick Lang, PDG de Miramax début octobre, qui estimait que le monopole de la firme à la pomme était plus nocif pour la musique que le piratage : "Tous les consommateurs, à un moment de leur vie, ne veulent pas pirater. Peut être pas les jeunes, mais en vieillissant ils ne veulent pas pirater, et pour les encourager nous devons leur proposer une offre légale et un excellent service [..] Apple est l'entreprise dominante dans l'industrie musicale parce qu'il n'y avait pas assez de concurrence, et il n'y en a toujours pas aujourd'hui." Quoiqu'il en soit, Google a l'air de préparer quelque chose de lourd, en accord avec les majors. D'après les rumeurs, EMI serait déjà disposé à soutenir le projet... Wait and see...

Régulièrement critiquée pour son manque de transparence et la hausse régulière de ses tarifs, la Sacem annonce qu'elle a signé un accord avec plusieurs fédérations d'associations pour la simplification de ses barèmes de perceptions auprès des organisateurs de petites manifestations et des communes de moins de 2000 habitants... Sous le haut patronage de Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication, et de Mme Jeannette Bougrab, Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie Associative, la Sacem s'est mise d'accord avec une soixantaine de Fédérations d'associations pour la simplification des tarifs et procédures pour la diffusion de musique. Ce nouvel accord, qui a pris effet le 1er octobre, simplifierait fortement les démarches : "En pratique, cela signifie que les associations qui devaient auparavant effectuer jusqu’à quatre démarches administratives auprès de la société d’auteurs n’en feront plus qu’une pour déclarer leur événement, connaître immédiatement le montant de la redevance de droits d’auteur, s'en acquitter et éviter ainsi des démarches ultérieures, comme par exemple la remise d'un bordereau de recettes", peut-on lire sur le site de la société d'auteur. Les barèmes de droits d'auteur devraient selon la Sacem avantager les associations, puisqu'ils ont été conçus "en tenant compte de la spécificité économique des associations et de leurs attentes". Elle précise qu'ils reposent désormais sur deux critères : "le budget des dépenses et le prix d’entrée pour les bals et concerts, le nombre prévisionnel de convives et le prix du repas pour les repas en musique". "Ce système garantit aux associations une complète transparence quant aux montants de droits d’auteur à acquitter", promet enfin la Sacem. Rendez-vous dans quelques mois pour faire l'état des lieux... Simplification aussi pour les petites communes Par ailleurs, un nouveau protocole a été signé avec l'AMF (Association des Maires de France) concernant les communes de moins de 2000 habitants : elles pourront dès le 1er janvier souscrire à un forfait adapté à leurs activités annuelles (fête nationale ou locale, repas des aînés, cérémonie des voeux, remise de prix...). Pour info, les communes concernées représentent 86% du nombre total des communes de l'hexagone.

Les cinéastes affirment que François Hollande ne compte pas abroger Hadopi. Mais ce matin il affirme que oui.... Cette semaine, François Hollande, favoris des sondages pour les primaires socialistes, ainsi que pour les présidentielles, a rencontré le "monde du cinéma" pour aborder les questions relatives au téléchargement illégal, et donc à Hadopi. Hier, la Société civile des auteurs-réalisateurs-producteurs (ARP) annonce alors dans un communiqué que suite à cette rencontre, les cinéastes "prennent acte que François Hollande ne souhaite pas abroger la loi Hadopi". Visiblement satisfaits, les signataires "tiennent à saluer le travail de réflexion que semble mener le candidat autour des sujets d’intérêt général de la création tels que l’évolution de la copie privée, le redéploiement des ressources pour l’ensemble des secteurs culturels, l’amélioration de la rémunération des auteurs par une plus grande traçabilité des uvres dans l’univers numérique". Nous en parlions lundi dernier, François Hollande, interrogé par le journal Libération, avait déjà donné des signes de retournement de veste "Hadopi n'a pas été comprise. Il ne faut pas de solution facile : payer deux euros et vous téléchargez ce que vous voulez...". PC INpact a même remarqué que la page où le socialiste promettait "d'abroger le dispositif Hadopi" a disparu de son site officiel http://francoishollande.fr. Mais finalement, "il faut supprimer Hadopi" Mais voilà que ce matin, interrogé par un journaliste de France Inter sur l'exactitude des propos tenus par l'ARP, il répond "Si, moi je pense qu'il faut supprimer la loi Hadopi, mais avoir une autre législation. On en peut pas laisser l'Internet sans règles". Il continue alors en expliquant qu'il faut supprimer Hadopi parce que ça ne marche pas, parce qu'il y a une pénalisation qui n'est pas comprise, et d'ailleurs qui n'est pas appliquée". Alors qui reprend son discours invitant les créateurs à se concerter pour trouver une solution, le journaliste lui indique justement que ceux de l'ARP l'ont mal compris, il déclare "Non l'ARP a parfaitement compris, je leur ai dit que nous allons supprimer Hadopi mais qu'il y aurait une nouvelle législation". Si l'on comprend bien, Françoi Hollande ne veut plus Hadopi, mais une autre législation, qui n'incluerait pas la licence globale, ni de la pénalisation. Peut-être veut-il se tourner vers les FAI et les autres sociétés qui gagnent de l'argent grâce à la popularité du téléchargement ? C'est en tout cas ce que laisse entendre cette phrase lâché lors de l'entretien avec Libération : "Il faut trouver un système pour faire payer ceux qui vivent du téléchargement. On ne va pas laisser Google nous mettre sous sa coupe et placer ses bénéfices en Irlande comme il le fait". Quoiqu'il en soit, le candidat a intérêt à se positionner clairement et rapidement, car comme il le disait ce matin au début de son intervention sur France Inter "la confiance est essentielle". En attendant, nous n'avons toujours pas reçu de réponse à la lettre ouverte que nous lui avons adressée en août.

Lors d'une apparition au MIPCOM, Mike Lang, le PDG de Miramax, a déclaré que le piratage n'était pas seul responsable de la crise traversée par les industries culturelles. Les "monopoles numériques" comme celui d'Apple lui font semble-t-il bien plus peur...
En ce moment se tient à Cannes le MIPCOM, le marché international des contenus audiovisuels et des contenus numériques. A cette occasion, Mike Lang, PDG de Miramax, a affirmé que le piratage n'est pas "le plus gros problème" de sa société. Rappelons que Miramax a produit de nombreux films, souvent cultes (Reservoir Dogs, Pulp Fiction, la série Scream, Gangs of New-York...), et que le monsieur est donc très concerné par la crise que traversent les industries culturelles depuis quelques années maintenant.
Selon lui, "tous les consommateurs, à un moment de leur vie, ne veulent pas pirater. Peut être pas les jeunes, mais en vieillissant ils ne veulent pas pirater, et pour les encourager nous devons leur proposer une offre légale et un excellent service". Il a précisé son propos, en interpelant l'assemblée : Quand les consommateurs vous disent ce qu'ils veulent, donnez-leur ! Trouvez un moyen de leur donner parce qu'ils trouveront un moyen de l'obtenir de toute façon". Voilà qui rejoint les conclusions de l'étude américaine intitulée "l'effet du piratage sur la qualité des biens d'information (immatériels)" dont nous parlions fin juillet.
Prenant l'exemple d'Apple, Mike Lang estime en fait que le "monopole digital" de certaines entreprises sont un bien plus gros problème pour la musique : "Apple est l'entreprise dominante dans l'industrie musicale parce qu'il n'y avait pas assez de concurrence, et il n'y en a toujours pas aujourd'hui. Nous devons faire très attention à ça et c'est pour cela que nous avons noué des partenariats avec Netflix mais également avec Hulu" (deux services de streaming de films aux Etats-Unis).
Des entreprises innovantes, une pluralité des plateformes de diffusion... L'idée y est, il ne leur restent plus qu'à l'appliquer...

Cliquez sur l'image pour visionner l'intervention de Mike Lang (à 2:57)
Source : Numerama

Lancée il y a bientôt un an, la Carte Musique Jeune a été un bide total. Mais le gouvernement compte en remettre une couche avec une 2ème version promise comme étant simplifiée... Fin octobre 2010, afin de lutter contre le piratage sur Internet, le gouvernement lançait la "Carte Musique Jeune". Ce dispositif est censé encourager les 12-25 ans à se tourner vers le téléchargement légal, en leur faisant bénéficier de réductions de 50 % sur des services de musique en ligne (téléchargement ou streaming), dans la limite de 25 € par an. Excitant. La carte devait être accessible à un maximum de 1 million de personnes annuellement. Un chiffre loin d'être atteint aujourd'hui puisque seulement 50 000 cartes ont été vendues au total. Soit 0,05% du maximum prévu. C'est le rapport Riester, publié récemment, qui dévoile ce chiffre, qui, comme le rappelle PC INpact, était le même le 17 décembre 2010, puis en janvier 2011 lors du MIDEM à Cannes, et enfin en août 2011. Une bizarrerie que le ministère de la Culture ne semble pas s'empresser d'expliquer. PC INpact croit d'ailleurs savoir que le gouvernement compte bien continuer à soutenir la Carte Musique Jeune, en simplifiant sa commercialisation. Une carte physique pourrait par exemple faire son apparition dans les supermarchés (lesquels prélèveront bien entendu une marge, compensée par l'Etat), ainsi qu'une version smartphone. Il serait vraiment temps de fermer toutes les fenêtres à la Rue de Valois. Pas à cause du froid à venir, mais parce qu'il semble que de l'argent s'y échappe...
SOUN music est un site internet destiné à aider les acteurs du monde de la musique indépendante, et à permettre à ses fans d'y accéder plus facilement. Il s'agit d'un outil totalement gratuit, qui offre aux artistes et professionnels de la musique la possibilité d'améliorer leur visibilité auprès du grand public.
C'est aussi un lieu de communication, une plateforme communautaire qui permet à ses membres d'interagir entre eux via les nombreux espaces d'expressions à disposition.
SOUN music s'adresse donc :
- AUX ARTISTES : Quel que soit le style de musique, ils peuvent s'inscrire, remplir leur page réservée et uploader leurs musiques, afin de les proposer en écoute gratuite et illimitée. Les oeuvres sont protégées grâce aux licences Creative Commons.
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Et bien sûr, le site est totalement gratuit pour tout le monde.